
11 janvier 2010
10 avril 2009
in Umbria
Sous les ormeaux d’Italie
une esplanade de village
déploie sa mélancolie
par un sale temps d’orage ,
et de toutes jeunes filles,
jouent encore à leurs marelles
devant les torsades de grilles …
de tout cela tu te rappelles ?
On allait jouer le soir
à l’auberge des trois moineaux
des airs de violons un peu noirs
qui faisaient grincer leurs os…
dehors s’attardait la pluie,
la pluie d’hiver sur les jardins
enserrés dans les bras gris
d’un brouillard sourd à nos refrains.
Puis l’on rejoignait les hangars ,
nos feux de campement tzigane
où les grondements des guitares
les coups de talons des gitanes,
martelaient aux échos de plaine
ce long douloureux cri d’amour,
comme un hurlement de haine
de la nuit qui voudrait le jour.
Te souviens-tu ? … après la mort
du vieux qui s’était pendu
comme on avait cherché son or,
avec les filles de la tribu
qui avaient volé ses chevaux…
puis brûlé l’antique verdine
au milieu du champ de pavots
où elle avait pris racine .
Claude villata
Ma vélosophie
Les odeurs, les lumières
le corps en action
les parfums, les couleurs
l’esprit vagabond
Le ciel bleu, sans pensées
l’esprit blanc, sans nuages
la montée qui descend
le goudron qui sent bon
Le silence, les camions
la sueur, le frisson
la feuille morte qui traverse
et le chien pas méchant
Le temps qui compte
la vitesse qui ne passe pas
le vent qui tourne
le virage sur de soi
Personne à l’horizon
la route qui n’en finit pas
le passé loin derrière
le bourdon sur mon bras
Le mal de dos
le cul dans la selle
et la vie, la vie
qui se fait belle.
éric bargis
POSES TES BAGAGES
Arrêtes toi 5 minutes
Prends le temps de t’asseoir
poses tes bagages
Depuis bien longtemps
tu les trimbales
tu accumules, tu thésaurises,
Tu ranges, tu classes,
tu filmes, tu photographies,
tu sauvegardes ta mémoire
tu remplis les placards
tu les vides…puis tu repars
Arrêtes toi 5 minutes
Prends le temps de t’asseoir
poses tes bagages
Tous les trains sont pris,
les avions envolés, les bateaux partis
tous les souvenirs sont glacés,
les parfums humés, les fleurs épanouis
toutes les poches sont vides, les cœurs abimés,
les morts insoumis
tous les efforts sont vains
et pourtant tu respires
Arrêtes toi 5 minutes
Prends le temps de t’asseoir
poses tes bagages.
éric bargis
20 mars 2009
je vous emmène en ballade
Je vous emmène en ballade,
Dès que mon cœur respire
que le votre se durcit
que la lumière baisse,
que le vent faibli
je vous emmène en ballade
A travers ce que je vois, ce que je sens
à travers la ville, à travers les champs
je vous emmène
Je vous emmène dans ma voiture
sur mon vélo,
en train,
en avion
en bateau…
Je vous emmène
quand je serre un arbre,
mes enfants,
mon ami(e)…
Je vous emmène,
en vacance,
au sommet d’une montagne,
en forêt,
à la plage,
sur la terrasse d’un café
quand je sors d’ici
Partout ou il fait chaud
ou l’horizon s’éclaircit
partout loin du froid
pour prendre tout ça avec poésie
Depuis que vous m’avez si chaleureusement accueilli
Je vous emmène partout avec moi
J’ai à présent plus d’espace
Depuis que vous m’avez ouvert votre cœur
le mien c’est agrandi
Merci.
éric.b 20/03/09