LE CERCLE DES POÈTES DÉTENUS

30 janvier 2010

PARLOIR

Filed under: Jean G,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 10:27
Tags: , ,

L’enfer

Filed under: LES POÊTES DÉTENUS,PMF — webmaster @ 7:46
Tags: , ,

13 décembre 2009

NUITS BLANCHES

Filed under: LES POÊTES DÉTENUS,XM — webmaster @ 5:39
Tags: , ,

Nuits blanches mais pourtant tellement noires

Vous voilà revenues me voir

À l’automne glacé de ma vie

À nouveau vous squattez mon lit

J’ai beau essayé de fermer

Mes yeux à coups de somnifères

Vous trouvez toujours une entrée

Pour vous glisser sous mes paupières

J’ai beau m’armer de sentinelles

Vous trouvez quand même le passage

Et sous vos feux surnaturels

Mes nuits deviennent marécages

Pour marque-page quelques vipères

Vous lisez à l’envers le livre

De tout ce qui était hier

Jamais de vous je me délivre

De loin vous revenez fidèles

Encore plus aimantes qu’avant

Je suis pantin sous vos ficelles

Qui se resserrent en nœuds coulants

J’ai beau éteindre la lumière

Me tourner et me retourner

Sous vos couvertures de pierres

Je suis comme paralysé

Toutes vos musiques dans ma tête

Me traînent jusqu’au petit matin

De cris de larmes et de défaites

Vous orchestrez tous mes chagrins

Mais méfiez-vous de moi quand même

Je suis pas loin de triompher

Sur vos territoires de haines

Il me suffit de vous défier

Dans un sommeil artificiel

Lourd au point d’être sans réveil

Trouver la longue nuit éternelle

Atteindre enfin le grand soleil.

X.M.

NE PAS S’AIMER ENCORE UNE FOIS

Filed under: LES POÊTES DÉTENUS,XM — webmaster @ 5:38
Tags: , ,

Rien

C’était rien qu’un livre d’images

Un jardin pour enfants pas sages

rempli de soleils interdits

C’était rien mais c’était joli

C’était pas une histoire d’amour

Comme j’en rêvais à contre-jour

On s’échangeait seulement l’ chagrin

On s’aimait pas on s’aimait bien

Rien qu’une fois recommencer

Continuer à ne pas s’aimer

Se faire seulement un peu plus chaud

Quand dans les yeux il fait pas beau

Rien qu’une fois faire le voyage

Remonter le temps et les pages

Un matin de pluie souviens-toi

Pour avoir juste un peu moins froid

Ne pas s’aimer encore une fois

Rien

C’était rien qu’une histoire de gosses

Sans voie lactée et sans carrosse

C’était pour faire comme tous les grands

Pour s’en aller juste un instant

C’était presque rien et pourtant

Ça s’en va pas c’est là tout l’ temps

C’est pas à moi ces larmes là

J’ suis presque sûr j’ m’en souviens bien

On s’aimait pas on s’aimait bien

Rien qu’une fois faire à l’envers

Le chemin sous d’autres lumières

Sous d’autres feux d’autres silences

Se naufrager le cœur d’enfance

Rien qu’une fois aller encore

Plus loin qu’aux frontières de la mort

Se noyer de noir et de bleu

Seulement comme ça seulement par jeu

Ne pas s’aimer encore un peu

Pour avoir juste un peu moins froid

Ne pas s’aimer encore une fois.

X.M.

ÉCRIVEZ-MOI

Filed under: LES POÊTES DÉTENUS,XM — webmaster @ 5:35
Tags: , , ,

Quatre murs autour de moi

Dimanche en fin de pourquoi

Je pense à vous dedans

J’sais plus quoi faire de tout ce temps

Je m’accroche à des photos

A des images , à des mots

Vous plantez ma mémoire

Et me pliez dans vos mouchoirs

Ecrivez-moi

Et passez de l’autre côté

Ecrivez-moi

Dites-moi ce qui m’est arrivé

Et parlez-moi

Des bleus qu’ils m’ont faits dans le coeur

Écrivez-moi

Je vous répondrai en couleur

Tout ç’qu’on va faire quand je vais sortir

Venez changer mes larmes en sourires

Y’a trop d’aiguilles aux horloges

Trop d’pages au calendrier

Même la peur m’interroge

Elle me demande mes papiers

Et vous, enfertnés dehors

Mes mains vous bavardent encore

Sous des montagnes de ciel

A chaque instant elles vous appellent

Écrivez-moi

Je suis orphelin d’amitié

Écrivez-moi

J’trouve plus personne pour m’adopter

Et parlez-moi

Du soleil qui m’attend dehors

Écrivez-moi

Dites-moi que je ne suis pas mort

Venez la nuit panser mes blessures

Et dessiner des portes à mes murs

Écrivez-moi

Ma vie est dans vos encriers

Écrivez-moi

Ne la laissez pas s’assécher

Et parlez-moi

De tout ce que j’aimais hier

Écrivez-moi

Venez rallumer la lumière

Devant mes yeux, dessous mes paupières

Juste le temps qu’il fasse un peu plus clair

Écrivez-moi

La solitude dort dans mon lit

Écrivez-moi

Ici je n’ai qu’elle pour amie

Et parlez-moi

Des étoiles qui dorment dans ma tête

Écrivez-moi

Et racontez-moi qu’elles sont prêtes
a me donner la plus belle des clés

Celle qui conduit à la liberté.

XM

DÉPRIME

Filed under: LES POÊTES DÉTENUS,XM — webmaster @ 5:34
Tags: ,

Au moment où tu l’attends pas

Doucement elle te prend le bras

Elle te fait marron dans les yeux

Maquille en noir tes jours heureux

T’as beau lui dire qu’elle est pas belle

Elle a fouillé dans tes poubelles

Remonté jusqu’à ton enfance

Dépouillé ton adolescence

trouvé tous tes vieux maux cachés

Au fond de toi bien enterrés

Elle te les balance en plein coeur

Au beau milieu de ton bonheur

Elle a vidé tous tes tiroirs

Fait le ménage dans tes placards

Gratté les coins de ta mémoire

À la recherche de vieux brouillards

De blessures mal cicatrisées

Elle commence à te faire saigner

D’un seul coup au creux de tes mains

Elle va pleuvoir tous les matins

Jusqu’à pourrir tous tes étés

Te faire l’hiver en plein juillet

Nouant tous tes jours de névroses

Elle va mettre ta vie sur pause

La peur et le chagrin en prime

Ton coeur va devenir infirme

De tout amour dépossédé

En toi il ne va que cogner

Au point qu’une nuit tu voudras

Que ça s’arrête tellement t’as froid

Elle elle aura enfin gagné

À un autre elle va s’accrocher

Et à l’oreille lui chuchoter

De vieux souv’nirs pour commencer

Et lui va plonger à son tour

Tout lui donner ses nuits ses jours

Jusqu’à en perdre la raison

Sans même lui demander son nom

Très vite il sera son intime

Sans savoir qu’elle s’appelle déprime.

XM

27 novembre 2009

Dans ma cellule

Filed under: Jean Gonzalez,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:57
Tags: ,

Vivre encore

Filed under: Jean Gonzalez,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:52
Tags: , ,

24 juin 2009

Terre-eau de vie

Filed under: LES POÊTES DÉTENUS,Éric Mercier — webmaster @ 7:40
Tags: , , ,

Souillée, blessée,  meurtrie
cellule déïque en danger,
exploitée, déforestée, appauvrie
citoyens stoïques, en parler.

Ours polaire, fini de pavoiser
ton territoire, minimisé !
Ours brin, fini de gambader
ta forêt, contaminée !

Bipède à conscience erronée
démuni de toute forme de respect
abruti de spots « publicité »
il te faudra un jour te recentrer.

Sècheresse de l’âme et des sentiments
arrête de psaumer le no futur !
Quand il te faudra boire tes sédiments
tu parodieras ta contre nature.

Prends conscience de ton non sens,
cesse ce comportement immature
réimplante un peu de tes « essences »
pour enfanter à nouveau dame nature…

ÉRIC MERCIER

PRÉ MORTEL

Filed under: LES POÊTES DÉTENUS,Éric Mercier — webmaster @ 7:39
Tags: , ,

Abus de grille et de barreaux
à bu toxine en mon plan d’eau.
Gardien vêtu des oripeaux
maîtres vêtus de notre peau.

Libère ces liens, retiens tes chiens
ne celle en moi ce terrible destin
d’un jeu, d’un tour embellir ton jardin
nourrir de jeûne comme un jour clandestin.

Saut, cabri en espace agencé
de clôture un avenir en danger
onde des blés, avide de liberté
monde Massaï des courses effrénées.

Courses des faons, trompe l’éléphant
s’évader empruntant, cour des vents
avenir clôturé dans la cour des plus grands
stupide humain à vouloir faire la paon !

Migratoire des allées déconvenues
évasion de ces êtres aperçus
gracie moi de cette cage si obtus
enclave, esclave, satisfaire l’individus.

ÉRIC MERCIER

GÉOLE

Filed under: LES POÊTES DÉTENUS,Éric Mercier — webmaster @ 7:32
Tags: , ,

Rêveur-traveller
patience en ces heures
attente, comme une douleur
d’ailleurs !? Aucune odeur.

A quand demain, la fin
a quand le jour, ultime retour
rage de vivre une nuit « Aladin »
millier de nuits, mille détours.

Clac, clac !! Serrure du cœur
un numéro, plus de monseigneur
lilas, fraise, manque de couleur
Encre grisaille, jaunis des fleurs.

Pelouse béton, herbe en carton
parole éteinte, manque rébellion
muraille étanche, plafond prison
fermer les yeux, seule évasion…

Lézarde, sentiment, espérance
disparition des jours « la chance »
bal des bleuets, dernière danse
fermer les yeux, une délivrance.

ÉRIC MERCIER

18 avril 2009

Je suis là à écrire

Filed under: David Hotyat,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:49
Tags: , ,

Je suis là à écrire
Sur ce petit coin de table
Je ne sais pas trop
Ce que pourrait
Me dire mon stylo
J’ai beau le regarder
C’est le vide en moi
Je n’arrive même pas
À penser à quelque chose
Tant cette épreuve carcérale
Me dévore et m’absorbe
Au fil du temps
J’ai beau me dire
Fort physiquement et psychologiquement
Cet enfer
Finit par dévorer sans que l’on s’en
Rende compte où bien
Que l’on ne veuille pas
Accepter la réalité
Une vie qui passe à une survie
Ça ne va pas dans l’ordre des choses
Il y a une trop grande différence
Une trop grande perte
Du quotidien
Et de soi aussi
Un trop grand choc
Qui surgit d’une souffrance
Que l’on arrive
Difficilement à gérer
C’est pourquoi
Je pense qu’il vaut mieux
Garder les yeux fermés
Rester complètement vide de l’intérieur
Et partir je ne sais où.

David Hotyat

Le caméléon pénitenciaire

Filed under: David Hotyat,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:42
Tags: ,

J’en ai vu défiler
Des pages sur l’oubli
Pourtant je n’ai pas lu
Ce que l’on peut craindre
Comme oubli ici, en prison
D’être là près d’un mur
Sans que personne ne me remarque
D’exister uniquement
Pour le béton
Devenir un caméléon pénitentiaire
Où seul dans l’ombre
Le décor s’aperçoit d’une présence
Un oubli total
De l’âme humaine
Englouti dans les ténèbres
Oublié de la société
Pour devenir inexistant
D’un monde d’exécution
D’être absorbé
Dans l’oubli
De fusionner
Avec un mur ou un grillage
D’appartenir
À un oubli
D’une enceinte
Pénitentiaire
Qui ne me voit pas
Alors
Que je suis
Bien réel’
Dans un monde
D’oubliette.

David Hotyat

Je suis ici

Filed under: David Hotyat,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:36
Tags: , , ,

Je suis ici
En ces lieux
Fermés à double tour
Laissant mon quotidien
À la porte
Ainsi
Qu’une grande partie de moi
Il va falloir chercher
Ce qu’il reste en soi
Faire évoluer
Ce que l’on va trouver
Peut être réussir quelque chose
Que l’on aurait
Jamais pu penser
Un jour être capable
D’allier ce temps
Avec cette partie
De nous inoccupée jusqu’alors
Partager cette solitude
Avec de nouvelles envergures
Penser à avancer
Sans se retourner
D’être confiant
De croire en soi
Et d’essayer
D’entre ouvrir
Une porte.

David Hotyat

Ni faune, Ni flore

Filed under: David Hotyat,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:32
Tags: , , , , ,

Ni faune
Ni flore
Mais monde
De béton
Aux arbres de barreaux
Dehors des chants d’oiseaux
Apaisent les tympans
Dedans
Des hurlements raisonnent
Arrivant aux oreilles en tambourins
Dehors
Si paisible et agréable
De respirer toutes ces
Millier de fleurs
Dedans
Tellement désagréable
De laisser gonfler
Deux poumons pollués
Dehors
Si belle la liberté
Que l’on reste
Aveugle et inconscient
De cette vie
Dedans
Difficile
Cette survie
Rien
D’autre
À ajouter.

David Hotyat

Page suivante »

Bloguez sur WordPress.com.