
30 janvier 2010
11 janvier 2010
3 janvier 2010
Belle jeunesse
J’aime ma rue avec ma bande de copains,
Bien des années se sont passées où je n’en vois plus aucun.
Certains sont morts, d’autres se retrouvent en prison,
Et tout cela parce qu’on a braqué pour avoir du pognon.
Belle jeunesse,
Avec toujours les flics aux fesses.
Nous nous sommes pris au goût du jeu,
Au goût des coups de feu,
Car nous voulions à tout prix appartenir au milieu .
Quand je repense à tout ça, ce qui s’appelle le passé,
Je me dis que j’ai eu beaucoup de chance de ne pas m’être fais butter.
En ce qui me concerne, je me pose encore quelques questions,
Sur une vie qui aurait dût ne pas être la mienne, si on n’aurait pas tué
ma raison , mon amour, ma passion.
Jean jacques
13 décembre 2009
UN BON CONSEIL
Un bon conseil, toi qui arrives
Qui viens de nulle part ou d’ailleurs
Ici, il y’a qu’une règle à suivre
Et il faut l’apprendre par coeur
Ne sois ami avec aucun
Mais sois copain avec tout l’monde
Parç’qu’un beau soir ou un matin
Bien plus violent qu’un jet de fronde
L’ami que tu t’étais choisi
Longueur d’onde au fil du rasoir
Côté promenade et poésie
Côté coeur et côté couloir
Vient tambouriner à ta porte
Tout essoufilé, le rire dehors
Le bégaiement presqu’en escorte
Il te hurle que demain il sort
Il ne voit pas, il n’entend pas
Que toi, figé dans ta cellule
D’un seul coup t’as encore plus froid
Alors t’avales la pilule
Dans son départ danse ta peur
Mais faut surtout pas lui montrer
Dans sa voix y’a tant de bonheur
Tu vas pas te mettre à pleurer
Tu t’entends lui dire que c’est bien
Que t’es content, qu’il le mérite
Mais tout s’effondre dans tes mains
Le vide encore une fois s’invite
Ce vide que tu connais déjà
Revient plus glacial que jamais
A nouveau il t’ouvre les bras
Même si il sait que tu le hais
Tu as beau lui tourner le dos
Lui dire que t’es plus fort que lui
Il revient pour te faire la peau
Et peindre ton regard en pluie
Les pas de ton ami s’éloignent
Dans la solitude du couloir
Et ton chagrin devient montagne
A plus rien entendre ni voir
Derrière la porte tu as mal
Mais tous tes cris restent en dedans
Ton ciel perd encore une étoile
Et t’es encore plus seul qu’avant.
XM
TUEUR DE MAUX
Avant d’arriver jusqu’ici
Si J’étais pas un tout gentil
J’étai spas vraiment un méchant
Ou quelque fois à contretemps
Mais là ça y’ est tout a changé
En huit mois je suis transformé
Dilapidant chaque jour ma sueur
Je suis devenu un vrai tueur
Je tue le temps je tue l’ennui
Je tue les heures je tue la pluie
Sans sommation sans balle à blanc
J’ vide mon chargeur sur le présent
Avec nonchalance et furie
Je flingue mes jours je flingue mes nuits
Armé simplement d’un stylo
J’ torture l’absence avec des mots
Tire à vue sur mes insomnies
Et brise le cou à la folie
Je fume mes larmes à coups de rimes
Et crame la laideur d’une maxime
De quelques vers bien aiguisés
Je saigne à blanc l’obscurité
Pends haut et court mes souvenirs
Et séquestre mon avenir
D’octosyllabes à fond J’étripe
À mains nues tous mes mauvais trips
Et plante de phrases bien affûtées
Toutes les balances de mon passé
D’un ou deux slams bien effilés
De quelques poèmes acérés
J’ai coupé la langue au silence
Taillé les veines à mon enfance
J’élimine j’étrangle ou lapide
Je mets à mort l’ombre et le vide
Lance des contrats sur ma mémoire
Sur mes angoisses sur mes cauchemars
La solitude assassinée
Et la misère décapitée
Au vitriole d’un encrier
J’ délivre des permis d’inhumer
Écris en prose à l’imparfait
Des certificats de décès
J’ étouffe j’efface je dégoupille
De quelques césures je fusille
À l’aide de beaux alexandrins
Je suis devenu malandrin
Un tueur à gages un mafioso
Tout simplement un tueur de maux.
XM.
NUITS BLANCHES
Nuits blanches mais pourtant tellement noires
Vous voilà revenues me voir
À l’automne glacé de ma vie
À nouveau vous squattez mon lit
J’ai beau essayé de fermer
Mes yeux à coups de somnifères
Vous trouvez toujours une entrée
Pour vous glisser sous mes paupières
J’ai beau m’armer de sentinelles
Vous trouvez quand même le passage
Et sous vos feux surnaturels
Mes nuits deviennent marécages
Pour marque-page quelques vipères
Vous lisez à l’envers le livre
De tout ce qui était hier
Jamais de vous je me délivre
De loin vous revenez fidèles
Encore plus aimantes qu’avant
Je suis pantin sous vos ficelles
Qui se resserrent en nœuds coulants
J’ai beau éteindre la lumière
Me tourner et me retourner
Sous vos couvertures de pierres
Je suis comme paralysé
Toutes vos musiques dans ma tête
Me traînent jusqu’au petit matin
De cris de larmes et de défaites
Vous orchestrez tous mes chagrins
Mais méfiez-vous de moi quand même
Je suis pas loin de triompher
Sur vos territoires de haines
Il me suffit de vous défier
Dans un sommeil artificiel
Lourd au point d’être sans réveil
Trouver la longue nuit éternelle
Atteindre enfin le grand soleil.
X.M.
NE PAS S’AIMER ENCORE UNE FOIS
Rien
C’était rien qu’un livre d’images
Un jardin pour enfants pas sages
rempli de soleils interdits
C’était rien mais c’était joli
C’était pas une histoire d’amour
Comme j’en rêvais à contre-jour
On s’échangeait seulement l’ chagrin
On s’aimait pas on s’aimait bien
Rien qu’une fois recommencer
Continuer à ne pas s’aimer
Se faire seulement un peu plus chaud
Quand dans les yeux il fait pas beau
Rien qu’une fois faire le voyage
Remonter le temps et les pages
Un matin de pluie souviens-toi
Pour avoir juste un peu moins froid
Ne pas s’aimer encore une fois
Rien
C’était rien qu’une histoire de gosses
Sans voie lactée et sans carrosse
C’était pour faire comme tous les grands
Pour s’en aller juste un instant
C’était presque rien et pourtant
Ça s’en va pas c’est là tout l’ temps
C’est pas à moi ces larmes là
J’ suis presque sûr j’ m’en souviens bien
On s’aimait pas on s’aimait bien
Rien qu’une fois faire à l’envers
Le chemin sous d’autres lumières
Sous d’autres feux d’autres silences
Se naufrager le cœur d’enfance
Rien qu’une fois aller encore
Plus loin qu’aux frontières de la mort
Se noyer de noir et de bleu
Seulement comme ça seulement par jeu
Ne pas s’aimer encore un peu
Pour avoir juste un peu moins froid
Ne pas s’aimer encore une fois.
X.M.
ÉCRIVEZ-MOI
Quatre murs autour de moi
Dimanche en fin de pourquoi
Je pense à vous dedans
J’sais plus quoi faire de tout ce temps
Je m’accroche à des photos
A des images , à des mots
Vous plantez ma mémoire
Et me pliez dans vos mouchoirs
Ecrivez-moi
Et passez de l’autre côté
Ecrivez-moi
Dites-moi ce qui m’est arrivé
Et parlez-moi
Des bleus qu’ils m’ont faits dans le coeur
Écrivez-moi
Je vous répondrai en couleur
Tout ç’qu’on va faire quand je vais sortir
Venez changer mes larmes en sourires
Y’a trop d’aiguilles aux horloges
Trop d’pages au calendrier
Même la peur m’interroge
Elle me demande mes papiers
Et vous, enfertnés dehors
Mes mains vous bavardent encore
Sous des montagnes de ciel
A chaque instant elles vous appellent
Écrivez-moi
Je suis orphelin d’amitié
Écrivez-moi
J’trouve plus personne pour m’adopter
Et parlez-moi
Du soleil qui m’attend dehors
Écrivez-moi
Dites-moi que je ne suis pas mort
Venez la nuit panser mes blessures
Et dessiner des portes à mes murs
Écrivez-moi
Ma vie est dans vos encriers
Écrivez-moi
Ne la laissez pas s’assécher
Et parlez-moi
De tout ce que j’aimais hier
Écrivez-moi
Venez rallumer la lumière
Devant mes yeux, dessous mes paupières
Juste le temps qu’il fasse un peu plus clair
Écrivez-moi
La solitude dort dans mon lit
Écrivez-moi
Ici je n’ai qu’elle pour amie
Et parlez-moi
Des étoiles qui dorment dans ma tête
Écrivez-moi
Et racontez-moi qu’elles sont prêtes
a me donner la plus belle des clés
Celle qui conduit à la liberté.
XM
Bizarre non ?
J’habite au 241, c’est drôle, j’étais presque sur d’habiter au 15 mais avec tous ces numéros:
digicode, code pin, de cartes de crédit, de sécu et autres c’est vrai ça peu te mettre la tête
façon torchon mais bon ..! Bizarre non?
Tiens par exemple ce matin en me réveillant comme d’habitude, je me suis jeté sur la fenêtre
pour ouvrir les volets… plus de volets et tiens toi bien pareil pour le jardin plus de jardin,
pas un seul Bougainvilliers le long des murs, de palmiers de citronniers , plus rien pas le
moindre petit espace de verdure, que du béton ..! Bizarre non?
Qu’est-ce que c’est triste une cour sans fleur, sans arbres, sans jardin, à moins que ce soit le
jardinier qui ait mal compris quand je lui ai demandé d’enlever les mauvaises herbes; Mais
comment aurait-il fait ça en une seule nuit? Lui d’habitude si lent ne serait-ce que pour
tondre le gazon ..! Bizarre non?
En sortant idem, le cauchemar continue, impossible de retrouver les clés de ma voiture, qui
de toutes façons ne m’auraient servit à rien vu que la voiture elle aussi avait disparue.. Tu
me diras pour aller à la plage c’est pas loin, et puis la marche ça fait du bien. O.k. mais
quand même deux heures à tourner en rond pour rien. Pas la moindre petite dune, pas le
moindre grain de sable et dieu sait si je n’ai fait que ça chercher. Ni plage, ni océan tout
avait disparu, planches de surf, pédalos, parasols et ballons..! Bizarre non?
Fatigué je suis remonté chez moi au 241 des fois que Reine ou Jean-Luc soit passé me voir.
Il y a tellement longtemps que plus personne ne passe me faire un petit coucou. Remarque,
si ils pensent que j’habite toujours au quinze c’est normal. Mais bon comme les lettres qu’ils
m’écrivent me sont distribuées, ça veut bien dire qu’ils savent ou j’habite, ils ne sont quand
même pas cons..! Bizarre non?
Tiens pour le courrier, ça aussi c’est louche, toutes les lettres arrivent ouvertes et agrafées,
c’est pas possible la concierge n’a pas le droit de faire cela…à ce propos il y a des lustres que
je ne l’ai pas croisée dans l’escalier, la bignole et son chignon..! Bizarre non?
Pareil pour ma porte, je ne sais pas qui a installé le judas, mais il s’est trompé de coté, il a
mis le cache à l’extérieur. Alors quand je suis dedans si ça tape à ma porte moi je ne vois pas
qui c’est . À la limite si mes amis se décidaient à venir me voir c’est vrai qu’au lieu de
tambouriner à la porte comme des dingues, puisqu’on m’a volé aussi ma sonnette ils
n’auraient qu’à regarder à travers le judas et d’un seul coup d’œil ils sauraient ou non si je
suis là . Quoi..? Ça s’appelle pas un judas mais un œilleton ..? Bizarre non?
Le jardin, la voiture, la plage, admettons que j’ai rêvé, mais l’appartement, je ne suis quand
même pas fou..! Je ne retrouve plus la salle de bain, ni la cuisine quand au salon oublie!
Remarque pour le ménage c’est moins coton mais bon ..! Bizarre non?
Je crois que le mieux c’est d’aller me recoucher. De toutes façons il y a le traiteur du bas qui
m’apporte la bouffe matin midi et soir . Je dis bouffe pour rester poli parce que ni dans un
guide Michelin ni même dans celui de routard tu trouveras son adresse…, et pareil pour Le
Nôtre ou Fauchon ..! Bizarre non…?
Quoi ..? Qu’est-ce que tu dis ..? C’est n’est pas un traiteur et ses mitrons? Ce sont des auxis et
des matons.. ? Bizarre ….non?
Quoi encore ..? Répète j’ai surement mal entendu ..! T’es sûr que ce n’est pas ma maison..?
je suis où..? en prison ..? Bizarre non..?
X.M.
2 décembre 2009
27 novembre 2009
24 juin 2009
Terre-eau de vie
Souillée, blessée, meurtrie
cellule déïque en danger,
exploitée, déforestée, appauvrie
citoyens stoïques, en parler.
Ours polaire, fini de pavoiser
ton territoire, minimisé !
Ours brin, fini de gambader
ta forêt, contaminée !
Bipède à conscience erronée
démuni de toute forme de respect
abruti de spots « publicité »
il te faudra un jour te recentrer.
Sècheresse de l’âme et des sentiments
arrête de psaumer le no futur !
Quand il te faudra boire tes sédiments
tu parodieras ta contre nature.
Prends conscience de ton non sens,
cesse ce comportement immature
réimplante un peu de tes « essences »
pour enfanter à nouveau dame nature…
ÉRIC MERCIER





