LE CERCLE DES POÈTES DÉTENUS

30 janvier 2010

A L’AURORE DE LA VIE

Filed under: Jean G,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 10:19
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La magie de la poésie

Filed under: LES POÊTES DÉTENUS,PMF — webmaster @ 8:11
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11 janvier 2010

Nuit saharienne – rose bleue 2

Filed under: André,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:11
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Un poète

Filed under: André,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:10
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La tombe de l’escargot

Filed under: André,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:08
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la Leçon

Filed under: Jacques Yves Bérard,LES POÊTES VISITEURS — webmaster @ 7:02
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13 décembre 2009

TUEUR DE MAUX

Filed under: LES POÊTES DÉTENUS,XM — webmaster @ 5:42
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Avant d’arriver jusqu’ici

Si J’étais pas un tout gentil

J’étai spas vraiment un méchant

Ou quelque fois à contretemps

Mais là ça y’ est tout a changé

En huit mois je suis transformé

Dilapidant chaque jour ma sueur

Je suis devenu un vrai tueur

Je tue le temps je tue l’ennui

Je tue les heures je tue la pluie

Sans sommation sans balle à blanc

J’ vide mon chargeur sur le présent

Avec nonchalance et furie

Je flingue mes jours je flingue mes nuits

Armé simplement d’un stylo

J’ torture l’absence avec des mots

Tire à vue sur mes insomnies

Et brise le cou à la folie

Je fume mes larmes à coups de rimes

Et crame la laideur d’une maxime

De quelques vers bien aiguisés

Je saigne à blanc l’obscurité

Pends haut et court mes souvenirs

Et séquestre mon avenir

D’octosyllabes à fond J’étripe

À mains nues tous mes mauvais trips

Et plante de phrases bien affûtées

Toutes les balances de mon passé

D’un ou deux slams bien effilés

De quelques poèmes acérés

J’ai coupé la langue au silence

Taillé les veines à mon enfance

J’élimine j’étrangle ou lapide

Je mets à mort l’ombre et le vide

Lance des contrats sur ma mémoire

Sur mes angoisses sur mes cauchemars

La solitude assassinée

Et la misère décapitée

Au vitriole d’un encrier

J’ délivre des permis d’inhumer

Écris en prose à l’imparfait

Des certificats de décès

J’ étouffe j’efface je dégoupille

De quelques césures je fusille

À l’aide de beaux alexandrins

Je suis devenu malandrin

Un tueur à gages un mafioso

Tout simplement un tueur de maux.
XM.

Bizarre non ?

Filed under: LES POÊTES DÉTENUS,XM — webmaster @ 5:33
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J’habite au 241, c’est drôle, j’étais presque sur d’habiter au 15 mais avec tous ces numéros:

digicode, code pin, de cartes de crédit, de sécu et autres c’est vrai ça peu te mettre la tête

façon torchon mais bon ..! Bizarre non?

Tiens par exemple ce matin en me réveillant comme d’habitude, je me suis jeté sur la fenêtre

pour ouvrir les volets… plus de volets et tiens toi bien pareil pour le jardin plus de jardin,

pas un seul Bougainvilliers le long des murs, de palmiers de citronniers , plus rien pas le

moindre petit espace de verdure, que du béton ..! Bizarre non?

Qu’est-ce que c’est triste une cour sans fleur, sans arbres, sans jardin, à moins que ce soit le

jardinier qui ait mal compris quand je lui ai demandé d’enlever les mauvaises herbes; Mais

comment aurait-il fait ça en une seule nuit? Lui d’habitude si lent ne serait-ce que pour

tondre le gazon ..! Bizarre non?

En sortant idem, le cauchemar continue, impossible de retrouver les clés de ma voiture, qui

de toutes façons ne m’auraient servit à rien vu que la voiture elle aussi avait disparue.. Tu

me diras pour aller à la plage c’est pas loin, et puis la marche ça fait du bien. O.k. mais

quand même deux heures à tourner en rond pour rien. Pas la moindre petite dune, pas le

moindre grain de sable et dieu sait si je n’ai fait que ça chercher. Ni plage, ni océan tout

avait disparu, planches de surf, pédalos, parasols et ballons..! Bizarre non?

Fatigué je suis remonté chez moi au 241 des fois que Reine ou Jean-Luc soit passé me voir.

Il y a tellement longtemps que plus personne ne passe me faire un petit coucou. Remarque,

si ils pensent que j’habite toujours au quinze c’est normal. Mais bon comme les lettres qu’ils

m’écrivent me sont distribuées, ça veut bien dire qu’ils savent ou j’habite, ils ne sont quand

même pas cons..! Bizarre non?

Tiens pour le courrier, ça aussi c’est louche, toutes les lettres arrivent ouvertes et agrafées,

c’est pas possible la concierge n’a pas le droit de faire cela…à ce propos il y a des lustres que

je ne l’ai pas croisée dans l’escalier, la bignole et son chignon..! Bizarre non?

Pareil pour ma porte, je ne sais pas qui a installé le judas, mais il s’est trompé de coté, il a

mis le cache à l’extérieur. Alors quand je suis dedans si ça tape à ma porte moi je ne vois pas

qui c’est . À la limite si mes amis se décidaient à venir me voir c’est vrai qu’au lieu de

tambouriner à la porte comme des dingues, puisqu’on m’a volé aussi ma sonnette ils

n’auraient qu’à regarder à travers le judas et d’un seul coup d’œil ils sauraient ou non si je

suis là . Quoi..? Ça s’appelle pas un judas mais un œilleton ..? Bizarre non?

Le jardin, la voiture, la plage, admettons que j’ai rêvé, mais l’appartement, je ne suis quand

même pas fou..! Je ne retrouve plus la salle de bain, ni la cuisine quand au salon oublie!

Remarque pour le ménage c’est moins coton mais bon ..! Bizarre non?

Je crois que le mieux c’est d’aller me recoucher. De toutes façons il y a le traiteur du bas qui

m’apporte la bouffe matin midi et soir . Je dis bouffe pour rester poli parce que ni dans un

guide Michelin ni même dans celui de routard tu trouveras son adresse…, et pareil pour Le

Nôtre ou Fauchon ..! Bizarre non…?

Quoi ..? Qu’est-ce que tu dis ..? C’est n’est pas un traiteur et ses mitrons? Ce sont des auxis et

des matons.. ? Bizarre ….non?

Quoi encore ..? Répète j’ai surement mal entendu ..! T’es sûr que ce n’est pas ma maison..?

je suis où..? en prison ..? Bizarre non..?

X.M.

24 juin 2009

NOTE

Filed under: LES POÊTES DÉTENUS,Éric Mercier — webmaster @ 7:36
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Poème, poète, poè-est-ce ?
emblème
nourrir, ouvrir, Frémir
convenir, devenir, découvrir
agencer, réguler, créer, apprécier
formuler une absence, un secret
puits de larmes, source d’âme séchée
libre flamme, épouse et fiancée
origame de souvenirs froissés
vague à l’âme, tsunami de regrets
enracine, écriture partagée
poétise belle culture cosmique
chevalier du phrasé, de l’éthique
initiation du verbe unique
corrélation, amour sismique
chercheur d’ordre, remède des maux
cueilleur d’or, embellir d’autres mots
source sapienne du genre « homo »
Po-aime la vie, une essence cadeau
ÉRIC MERCIER

BIEN DES MOTS

Filed under: LES POÊTES DÉTENUS,Éric Mercier — webmaster @ 7:29
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Joie de vivre, liée de fibres
de mon être, j’en ouvre les livres.
A l’aube d’une raison de vivre
extirper de ma pomme un bon cidre.

Jamais de mes peines, sortir de l’oubli
fibre de vers, engouement à la vie
cœur anse, berceau des infinis
pensées, boutures, bouquet poésie.

En quête du verbe, centrale nuit
constellation poète, pour une heure, une vie
laisse polaire, l’habit de tes soucis
découvre mystères et le langage sanscrit.

Au delà corporel, matériel et banal
murmure d’une source, joyeuse ou musical
au détour des amonts, et de son aval
florilège, senteurs, des parterres carnaval.

De ma plume, maintenant une aisance
de ma dune horizon en partance
comme un môme, découvrant sa naissance
poétise les couleurs, être là, une quintessence.

ÉRIC MERCIER

18 avril 2009

Je suis là à écrire

Filed under: David Hotyat,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:49
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Je suis là à écrire
Sur ce petit coin de table
Je ne sais pas trop
Ce que pourrait
Me dire mon stylo
J’ai beau le regarder
C’est le vide en moi
Je n’arrive même pas
À penser à quelque chose
Tant cette épreuve carcérale
Me dévore et m’absorbe
Au fil du temps
J’ai beau me dire
Fort physiquement et psychologiquement
Cet enfer
Finit par dévorer sans que l’on s’en
Rende compte où bien
Que l’on ne veuille pas
Accepter la réalité
Une vie qui passe à une survie
Ça ne va pas dans l’ordre des choses
Il y a une trop grande différence
Une trop grande perte
Du quotidien
Et de soi aussi
Un trop grand choc
Qui surgit d’une souffrance
Que l’on arrive
Difficilement à gérer
C’est pourquoi
Je pense qu’il vaut mieux
Garder les yeux fermés
Rester complètement vide de l’intérieur
Et partir je ne sais où.

David Hotyat

La poésie en prison

Filed under: David Hotyat,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:11
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En prison
Je découvre
La poésie
Bizarre
Deux milieux opposés
Rien ne se ressemble
D’un côté
Fleurs
Papillons
Alors que l’autre
Béton
Barreaux
Peut-on associer
Bonheur avec malheur
Amour du sang
Ça ne va pas du tout
Un papillon reste avec ses fleurs
Le prisonnier avec sa miséricorde
Quand même
À la bibliothèque
Baudelaire
Verlaine
Éluard et tant d’autres
Pouvoir lire c’est comprendre
Réussir
L’évasion des vers et des rimes
Réveillant
L’espoir
Loin des nuages gris
Pour
Celui
Qui
Rêve
Du coeur
D’un poète.
Ça ne va pas du tout
Un papillon reste avec ses fleurs

David Hotyat

17 avril 2009

Morale

Filed under: LES POÊTES DÉTENUS,Olivier Toussat — webmaster @ 6:59
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La critique est facile,
L’art est plus difficile,
Comment dire à l’ami Jean,
Des mots parfois outrageants :

Quatre siècles se sont écoulés,
De l’eau sous les ponts à coulée,
Et pourtant malgré les grands idéaux,
Toujours systèmes féodaux.

Des lois sont passées,
Ont étés paperassées,
Les idéaux terrasses,
C’en est assez.

Puissions nous écrivaillons,
Donner à défaut de sens,
A ces gens qu’on encense,
Ne serait-ce que de la grandeur l’essence…

Olivier Toussat              en référence à la fable: « l’enfant et le maître d’école » de jean de la Fontaine

Causes et conséquences

Filed under: LES POÊTES DÉTENUS,Olivier Toussat — webmaster @ 6:06
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Tout rusé de ses actes,
Doit s’attendre à la pareille,
Car de la réflexion « appareil,
Nota jadis, dont acte.

Il serait intelligent que nul n’oublie,
Que tout acte entraîne conséquences,
Et que déjà pour sentence ou récompense,
L’acte est établi.

Faux alibis ne sont que pas en arrière,
Et sottises ne sont que barrières,
Ayons franchise en paroles et en actes,
Prenons-en acte.

Olivier Toussat                en référence à la fable: « Le renard et la cigogne » de Jean de la Fontaine

10 avril 2009

La ronde

Filed under: LES POÊTES VISITEURS — webmaster @ 6:49
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les grilles grincent
sur le carrelage
les clefs cliquentclaquent dans les serrures
la nuit est venue
les portes ne baillents plus
des pas s’éloignent dans le couloir
qui n’en finit plus
un cri écorche le silence qui retombe
encore plus lour d’avoir osé éxister

…et pourtant…et pourtant…
tant va ce temps, ce temps muré, ce temps enfermé
qu’il a laissé s’envoler une poésie
quelques vers qui font la nique au passé
poésie qui permet d’espérer, quelques mots
qui se tiennent par la rime
et fond la ronde…
la ronde de nuit naturellement

PIEM

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