
30 janvier 2010
11 janvier 2010
13 décembre 2009
TUEUR DE MAUX
Avant d’arriver jusqu’ici
Si J’étais pas un tout gentil
J’étai spas vraiment un méchant
Ou quelque fois à contretemps
Mais là ça y’ est tout a changé
En huit mois je suis transformé
Dilapidant chaque jour ma sueur
Je suis devenu un vrai tueur
Je tue le temps je tue l’ennui
Je tue les heures je tue la pluie
Sans sommation sans balle à blanc
J’ vide mon chargeur sur le présent
Avec nonchalance et furie
Je flingue mes jours je flingue mes nuits
Armé simplement d’un stylo
J’ torture l’absence avec des mots
Tire à vue sur mes insomnies
Et brise le cou à la folie
Je fume mes larmes à coups de rimes
Et crame la laideur d’une maxime
De quelques vers bien aiguisés
Je saigne à blanc l’obscurité
Pends haut et court mes souvenirs
Et séquestre mon avenir
D’octosyllabes à fond J’étripe
À mains nues tous mes mauvais trips
Et plante de phrases bien affûtées
Toutes les balances de mon passé
D’un ou deux slams bien effilés
De quelques poèmes acérés
J’ai coupé la langue au silence
Taillé les veines à mon enfance
J’élimine j’étrangle ou lapide
Je mets à mort l’ombre et le vide
Lance des contrats sur ma mémoire
Sur mes angoisses sur mes cauchemars
La solitude assassinée
Et la misère décapitée
Au vitriole d’un encrier
J’ délivre des permis d’inhumer
Écris en prose à l’imparfait
Des certificats de décès
J’ étouffe j’efface je dégoupille
De quelques césures je fusille
À l’aide de beaux alexandrins
Je suis devenu malandrin
Un tueur à gages un mafioso
Tout simplement un tueur de maux.
XM.
Bizarre non ?
J’habite au 241, c’est drôle, j’étais presque sur d’habiter au 15 mais avec tous ces numéros:
digicode, code pin, de cartes de crédit, de sécu et autres c’est vrai ça peu te mettre la tête
façon torchon mais bon ..! Bizarre non?
Tiens par exemple ce matin en me réveillant comme d’habitude, je me suis jeté sur la fenêtre
pour ouvrir les volets… plus de volets et tiens toi bien pareil pour le jardin plus de jardin,
pas un seul Bougainvilliers le long des murs, de palmiers de citronniers , plus rien pas le
moindre petit espace de verdure, que du béton ..! Bizarre non?
Qu’est-ce que c’est triste une cour sans fleur, sans arbres, sans jardin, à moins que ce soit le
jardinier qui ait mal compris quand je lui ai demandé d’enlever les mauvaises herbes; Mais
comment aurait-il fait ça en une seule nuit? Lui d’habitude si lent ne serait-ce que pour
tondre le gazon ..! Bizarre non?
En sortant idem, le cauchemar continue, impossible de retrouver les clés de ma voiture, qui
de toutes façons ne m’auraient servit à rien vu que la voiture elle aussi avait disparue.. Tu
me diras pour aller à la plage c’est pas loin, et puis la marche ça fait du bien. O.k. mais
quand même deux heures à tourner en rond pour rien. Pas la moindre petite dune, pas le
moindre grain de sable et dieu sait si je n’ai fait que ça chercher. Ni plage, ni océan tout
avait disparu, planches de surf, pédalos, parasols et ballons..! Bizarre non?
Fatigué je suis remonté chez moi au 241 des fois que Reine ou Jean-Luc soit passé me voir.
Il y a tellement longtemps que plus personne ne passe me faire un petit coucou. Remarque,
si ils pensent que j’habite toujours au quinze c’est normal. Mais bon comme les lettres qu’ils
m’écrivent me sont distribuées, ça veut bien dire qu’ils savent ou j’habite, ils ne sont quand
même pas cons..! Bizarre non?
Tiens pour le courrier, ça aussi c’est louche, toutes les lettres arrivent ouvertes et agrafées,
c’est pas possible la concierge n’a pas le droit de faire cela…à ce propos il y a des lustres que
je ne l’ai pas croisée dans l’escalier, la bignole et son chignon..! Bizarre non?
Pareil pour ma porte, je ne sais pas qui a installé le judas, mais il s’est trompé de coté, il a
mis le cache à l’extérieur. Alors quand je suis dedans si ça tape à ma porte moi je ne vois pas
qui c’est . À la limite si mes amis se décidaient à venir me voir c’est vrai qu’au lieu de
tambouriner à la porte comme des dingues, puisqu’on m’a volé aussi ma sonnette ils
n’auraient qu’à regarder à travers le judas et d’un seul coup d’œil ils sauraient ou non si je
suis là . Quoi..? Ça s’appelle pas un judas mais un œilleton ..? Bizarre non?
Le jardin, la voiture, la plage, admettons que j’ai rêvé, mais l’appartement, je ne suis quand
même pas fou..! Je ne retrouve plus la salle de bain, ni la cuisine quand au salon oublie!
Remarque pour le ménage c’est moins coton mais bon ..! Bizarre non?
Je crois que le mieux c’est d’aller me recoucher. De toutes façons il y a le traiteur du bas qui
m’apporte la bouffe matin midi et soir . Je dis bouffe pour rester poli parce que ni dans un
guide Michelin ni même dans celui de routard tu trouveras son adresse…, et pareil pour Le
Nôtre ou Fauchon ..! Bizarre non…?
Quoi ..? Qu’est-ce que tu dis ..? C’est n’est pas un traiteur et ses mitrons? Ce sont des auxis et
des matons.. ? Bizarre ….non?
Quoi encore ..? Répète j’ai surement mal entendu ..! T’es sûr que ce n’est pas ma maison..?
je suis où..? en prison ..? Bizarre non..?
X.M.
24 juin 2009
NOTE
Poème, poète, poè-est-ce ?
emblème
nourrir, ouvrir, Frémir
convenir, devenir, découvrir
agencer, réguler, créer, apprécier
formuler une absence, un secret
puits de larmes, source d’âme séchée
libre flamme, épouse et fiancée
origame de souvenirs froissés
vague à l’âme, tsunami de regrets
enracine, écriture partagée
poétise belle culture cosmique
chevalier du phrasé, de l’éthique
initiation du verbe unique
corrélation, amour sismique
chercheur d’ordre, remède des maux
cueilleur d’or, embellir d’autres mots
source sapienne du genre « homo »
Po-aime la vie, une essence cadeau
ÉRIC MERCIER
BIEN DES MOTS
Joie de vivre, liée de fibres
de mon être, j’en ouvre les livres.
A l’aube d’une raison de vivre
extirper de ma pomme un bon cidre.
Jamais de mes peines, sortir de l’oubli
fibre de vers, engouement à la vie
cœur anse, berceau des infinis
pensées, boutures, bouquet poésie.
En quête du verbe, centrale nuit
constellation poète, pour une heure, une vie
laisse polaire, l’habit de tes soucis
découvre mystères et le langage sanscrit.
Au delà corporel, matériel et banal
murmure d’une source, joyeuse ou musical
au détour des amonts, et de son aval
florilège, senteurs, des parterres carnaval.
De ma plume, maintenant une aisance
de ma dune horizon en partance
comme un môme, découvrant sa naissance
poétise les couleurs, être là, une quintessence.
ÉRIC MERCIER
18 avril 2009
Je suis là à écrire
Je suis là à écrire
Sur ce petit coin de table
Je ne sais pas trop
Ce que pourrait
Me dire mon stylo
J’ai beau le regarder
C’est le vide en moi
Je n’arrive même pas
À penser à quelque chose
Tant cette épreuve carcérale
Me dévore et m’absorbe
Au fil du temps
J’ai beau me dire
Fort physiquement et psychologiquement
Cet enfer
Finit par dévorer sans que l’on s’en
Rende compte où bien
Que l’on ne veuille pas
Accepter la réalité
Une vie qui passe à une survie
Ça ne va pas dans l’ordre des choses
Il y a une trop grande différence
Une trop grande perte
Du quotidien
Et de soi aussi
Un trop grand choc
Qui surgit d’une souffrance
Que l’on arrive
Difficilement à gérer
C’est pourquoi
Je pense qu’il vaut mieux
Garder les yeux fermés
Rester complètement vide de l’intérieur
Et partir je ne sais où.
David Hotyat
La poésie en prison
En prison
Je découvre
La poésie
Bizarre
Deux milieux opposés
Rien ne se ressemble
D’un côté
Fleurs
Papillons
Alors que l’autre
Béton
Barreaux
Peut-on associer
Bonheur avec malheur
Amour du sang
Ça ne va pas du tout
Un papillon reste avec ses fleurs
Le prisonnier avec sa miséricorde
Quand même
À la bibliothèque
Baudelaire
Verlaine
Éluard et tant d’autres
Pouvoir lire c’est comprendre
Réussir
L’évasion des vers et des rimes
Réveillant
L’espoir
Loin des nuages gris
Pour
Celui
Qui
Rêve
Du coeur
D’un poète.
Ça ne va pas du tout
Un papillon reste avec ses fleurs
David Hotyat
17 avril 2009
Morale
La critique est facile,
L’art est plus difficile,
Comment dire à l’ami Jean,
Des mots parfois outrageants :
Quatre siècles se sont écoulés,
De l’eau sous les ponts à coulée,
Et pourtant malgré les grands idéaux,
Toujours systèmes féodaux.
Des lois sont passées,
Ont étés paperassées,
Les idéaux terrasses,
C’en est assez.
Puissions nous écrivaillons,
Donner à défaut de sens,
A ces gens qu’on encense,
Ne serait-ce que de la grandeur l’essence…
Olivier Toussat en référence à la fable: « l’enfant et le maître d’école » de jean de la Fontaine
Causes et conséquences
Tout rusé de ses actes,
Doit s’attendre à la pareille,
Car de la réflexion « appareil,
Nota jadis, dont acte.
Il serait intelligent que nul n’oublie,
Que tout acte entraîne conséquences,
Et que déjà pour sentence ou récompense,
L’acte est établi.
Faux alibis ne sont que pas en arrière,
Et sottises ne sont que barrières,
Ayons franchise en paroles et en actes,
Prenons-en acte.
Olivier Toussat en référence à la fable: « Le renard et la cigogne » de Jean de la Fontaine
10 avril 2009
La ronde
les grilles grincent
sur le carrelage
les clefs cliquentclaquent dans les serrures
la nuit est venue
les portes ne baillents plus
des pas s’éloignent dans le couloir
qui n’en finit plus
un cri écorche le silence qui retombe
encore plus lour d’avoir osé éxister
…et pourtant…et pourtant…
tant va ce temps, ce temps muré, ce temps enfermé
qu’il a laissé s’envoler une poésie
quelques vers qui font la nique au passé
poésie qui permet d’espérer, quelques mots
qui se tiennent par la rime
et fond la ronde…
la ronde de nuit naturellement
PIEM




