
30 janvier 2010
11 janvier 2010
3 janvier 2010
Proverbe
J’étais jeune, j’étais beau, j’étais con,
Toujours à l’affut d’une gonzesse à jupon
Qui tombait dans mes bras au moindre violon
C’était JP qui, à l’époque, n’avait rien dans le citron.
Je me cachais derrière mon arme
Pour ne pas verser une larme.
J’avais 15 ans sans rien connaitre d’une vie qui allait
Devenir l’enfer avec mes frères d’armes.
Aujourd’hui je pleure mes amis morts pour une cause antisociale.
Bien des années se sont passées
Et depuis j’ai bien changé.
Maintenant je suis à l’écoute, et prés à défendre celui qui est en danger.
Mon proverbe dit ceci: vaut mieux être pauvre et être en liberté que
Riche et être enfermé.
Jean jacques
13 décembre 2009
Régresser
Régresser régresser
Devenir un homme jeune simplement pour le fun
Dans la rue libéré marcher d’un pas tranquille
Sourire à une femme l’inviter à dîner
Mes yeux la déshabillent mes mains la démaquillent
Et tout mon corps s’enflamme jusqu’au fond de mon âme
Régresser régresser
Devenir un jeune homme à Athènes ou à Rome
mordre à toutes les pommes souvent en faire des tonnes
Amoureux de l’amour amoureux pour toujours
Demi-dieu invincible en possession de tout
être fort et debout gagner à tous les coups
Régresser régresser
Être un adolescent la vie au bout des dents
Savoir tout et sur tout la rage dans le sang
Être prince être roi bien droit dans mes quinze ans
Mais plié replié le coeur encore trop tendre
Toujours prés à mourir toujours prés à se fendre
Régresser régresser
Redevenir enfant dans les jupes de maman
Lui dire qu’elle est très belle que je n’aimerai qu’elle
Sur les bancs d’une école n’avoir qu’une parole
Qu’un copain pour la vie ne me confier qu’à lui
Passer des larmes aux rires le soleil pour avenir
Régresser régresser
Être un petit bébé dans un berceau d’osier
Lavé changé couché mon nounours à côté
doucement me faire bercer inondé de baisers
Sucer un peu mon pouce sur fond de chanson douce
Tendrement m’endormir sur les lèvres un sourire
Régresser régresser
Être enfin un foetus un foetus rien de plus
Caché dedans maman à l’ombre des méchants
Plus jamais avoir froid plus jamais avoir mal
Au chaud dans la lumière le coeur rempli d’étoiles
Oublier la misère mourir juste à l’envers.
X.M.
2 décembre 2009
18 avril 2009
FLEURS D’ESPÉRANCE
Aux barbelés des camps et des prisons
Eclosent d’étranges fleurs d’espérance
Nées de la peur, des cris, de l’ignorance
Qu’un coeur parfois fait devenir chanson
Et de ces peurs, de ces coeurs, de ces fleurs
Et de ces ronces et de ces fers rouillés
Un fruit parfois vient à maturité,
Un fruit poussé au terreau du malheur.
Et il prend là des noms bien différents,
Couleur du regard que chacun lui porte,
Arrête-toi et laisse filer le temps.
Le temps ici hélas est démesure
La liberté perçue entre deux portes,
Et fleurs de salpêtre sur les vieux murs.
Paul Henri Lezac
JE ME SOUVIENS
De ces vacances heureuses
De la langueur insidieuse
0es si longs après-midi d’été
Du goût du chocolat au goûter
J’avais 5 ans, 7 an s, un peu plus peut-être
Ni leçons, ni devoirs, ni maître
Nous étions des enfants
Bercés de rires et de chants
Nous vivions des aventures
ZORRO, Tintin, le Roi Arthur
Nous faisions des cabanes
Des arcs, des flèches, des sarbacanes,
Des maquettes et des châteaux ,
Nous avions nos cachettes et nos courses au trésor
Et grimpions dans les arbres
En attendant Septembre
Qui ne viendrait jamais,
C’est ce que l’on croyait …
Dédié à Bertrand, Thibaud, Arthur
et à tous ceux qui ont fait des cabanes
Paul Henri Lezac
LE VENT.
J’aime le vent qui va, dissipant les nuages
On le dit vent des fous et parfois vent des sages
A la terre assoiffée il dispense la pluie
En nuées chargées d’eau, nuées couleur de suie
J’aime aussi quand le vent qui joue dans tes cheveux
Emporte au loin les perles de ton rire heureux
Frise le duvet de ta nuque parfumée
Caresse de son aile ta joue satinée
J’aime le vent venu de ces terres lointaines
Ayant survolé bois et montagnes et plaines,
Souffle chargé d’épices, de parfums, d’odeurs
Messager de l’amour et de rêves d’ailleurs
Paul Henri Lezac
Les Gitans
A l’écart de nos portes closes,
Chez nous un beau jour ils se posent.
Sous leurs doigts, en apothéose,
Fleurie d épines et de roses,
Issue des rythmes andalous
La musique jaillit d’un coup
Du fond des temps, d’on ne sait où.
Efflanqués et maigres, ces loups
A jamais enfuis de nos cages
Généreux et fous et sauvages
Sans possessions et sans bagages
Eux, libres enfants des rois mages
Par leurs regards incandescents,
Leurs sortilèges envoûtants
Nous parlent de leur peuple errant
C’est le temps, je chant des gitans,
Tantôt sombre, et tan tôt clair!
Parlant la langue de leurs pères
Il a franchi les monts, les mers
Embrasant les coeurs et la chair.
Paul Henri Lezac
Je suis ici
Je suis ici
En ces lieux
Fermés à double tour
Laissant mon quotidien
À la porte
Ainsi
Qu’une grande partie de moi
Il va falloir chercher
Ce qu’il reste en soi
Faire évoluer
Ce que l’on va trouver
Peut être réussir quelque chose
Que l’on aurait
Jamais pu penser
Un jour être capable
D’allier ce temps
Avec cette partie
De nous inoccupée jusqu’alors
Partager cette solitude
Avec de nouvelles envergures
Penser à avancer
Sans se retourner
D’être confiant
De croire en soi
Et d’essayer
D’entre ouvrir
Une porte.
David Hotyat
Ni faune, Ni flore
Ni faune
Ni flore
Mais monde
De béton
Aux arbres de barreaux
Dehors des chants d’oiseaux
Apaisent les tympans
Dedans
Des hurlements raisonnent
Arrivant aux oreilles en tambourins
Dehors
Si paisible et agréable
De respirer toutes ces
Millier de fleurs
Dedans
Tellement désagréable
De laisser gonfler
Deux poumons pollués
Dehors
Si belle la liberté
Que l’on reste
Aveugle et inconscient
De cette vie
Dedans
Difficile
Cette survie
Rien
D’autre
À ajouter.
David Hotyat
Dehors
Dehors il y a du soleil
De la jolie lumière
Ici dedans il fait sombre
Pourtant il n’y a pas de nuages
Dehors on respire la vie
Ici dedans on étouffe la survie
Dehors il Y a des rires de joie
Du bonheur
Ici dedans des visages tirés
Pas très expressifs
Dehors on est rarement seul
Toujours quelque chose à faire
Ici dedans on est le plus souvent seul
Avec pas grand-chose pour s’occuper
Dehors le quotidien rend aveugle
Des plaisirs d’un dieu
Ici dedans le temps rattrape
Tout ce qui n’a pas été vu.
David Hotyat
17 avril 2009
Liberté
Liberté,
Chère liberté,
Au coût exorbitant parfois même,
Et quand bien même.
Repas, flatteries, caresses,
Engendrent paresse,
Pitance il faut gagner,
Car autrement soumission nous ne pourrions nier.
La liberté n’a pas de prix dit-on,
De nos jours elle est chère pourtant,
Et il serait d’ailleurs grand temps,
De supprimer ce dicton.
La liberté s’achète par force et volonté,
Et quand « occasion s’en présente,
Ce n’est nullement de ma part propos éhontés,
Alors si cela vous tente..
Olivier Toussat en référence à la fable: « le loup et le chien » de Jean de la Fontaine
10 avril 2009
Ma vélosophie
Les odeurs, les lumières
le corps en action
les parfums, les couleurs
l’esprit vagabond
Le ciel bleu, sans pensées
l’esprit blanc, sans nuages
la montée qui descend
le goudron qui sent bon
Le silence, les camions
la sueur, le frisson
la feuille morte qui traverse
et le chien pas méchant
Le temps qui compte
la vitesse qui ne passe pas
le vent qui tourne
le virage sur de soi
Personne à l’horizon
la route qui n’en finit pas
le passé loin derrière
le bourdon sur mon bras
Le mal de dos
le cul dans la selle
et la vie, la vie
qui se fait belle.
éric bargis
Vous avez…
Vous avez
tu as
repoussé, franchi les murs
vous avez
tu as
effacé les barreaux
transformé en une échelle
vers le ciel
vous avez
tu as
retrouvé la clé
de la porte
au fond de ton coeur
mais tu n’as pas le droit de dire ça
Jacques
pas le droit
viens voir un peu si c’est ça..
silence
silence
c’est vrai
je n’ai pas le droit
silence
silence
mais
vous, vous, toi
pouvez le faire
le dire
le penser
le rêver
et même l’écrire !
allez vous êtes libre.
Jacques yves Bérard

