
30 janvier 2010
11 janvier 2010
31 décembre 2009
La rose bleue
Bleue, cette rose nous surprend,
elle n’est pas de ce monde,
jadis peut être elle le fut.
Admiration, fascination
beauté irréelle,
soudain sous le charme,
elle nous transporte délicatement
vers les mystères de l’infini
juste devant le seuil
isolant l’homme de ceux qui conduisent son destin
et l’après midi.
Bleue, cette rose nous projette
vers notre accomplissement total,
sans limite,
vers la grande connaissance,
vers le grand secret,
elle représente
notre recherche perpétuelle
et acharnée de la perfection
que la nature humaine
ne peut atteindre
mais qui nous sert de repère ;
Bleue, cette rose
nous fait pénétrer dans la profondeur
de la profondeur de la lumière de la vérité.
Songe d’immortalité,
pensée créatrice, rêves, imaginaire fécond, inspiration,
c’est l’autre côté du miroir, l’inaccessible pourtant si proche,
renaissance mystique,
grande sagesse que chacun possède
dans la profondeur de son âme,
mais que parviennent a découvrir.
Bleue, cette rose
est ce qui devienne de plus précieux
eu
l’être humain,
le diamant de son cœur,
l’amour idéal
Auquel celui ci aspire
du plus profond de sa passion
son éternelle quête de l’absolu.
ANDRÉ
13 décembre 2009
Régresser
Régresser régresser
Devenir un homme jeune simplement pour le fun
Dans la rue libéré marcher d’un pas tranquille
Sourire à une femme l’inviter à dîner
Mes yeux la déshabillent mes mains la démaquillent
Et tout mon corps s’enflamme jusqu’au fond de mon âme
Régresser régresser
Devenir un jeune homme à Athènes ou à Rome
mordre à toutes les pommes souvent en faire des tonnes
Amoureux de l’amour amoureux pour toujours
Demi-dieu invincible en possession de tout
être fort et debout gagner à tous les coups
Régresser régresser
Être un adolescent la vie au bout des dents
Savoir tout et sur tout la rage dans le sang
Être prince être roi bien droit dans mes quinze ans
Mais plié replié le coeur encore trop tendre
Toujours prés à mourir toujours prés à se fendre
Régresser régresser
Redevenir enfant dans les jupes de maman
Lui dire qu’elle est très belle que je n’aimerai qu’elle
Sur les bancs d’une école n’avoir qu’une parole
Qu’un copain pour la vie ne me confier qu’à lui
Passer des larmes aux rires le soleil pour avenir
Régresser régresser
Être un petit bébé dans un berceau d’osier
Lavé changé couché mon nounours à côté
doucement me faire bercer inondé de baisers
Sucer un peu mon pouce sur fond de chanson douce
Tendrement m’endormir sur les lèvres un sourire
Régresser régresser
Être enfin un foetus un foetus rien de plus
Caché dedans maman à l’ombre des méchants
Plus jamais avoir froid plus jamais avoir mal
Au chaud dans la lumière le coeur rempli d’étoiles
Oublier la misère mourir juste à l’envers.
X.M.
QUAND JE MARCHAIS DEBOUT
Je devrais te maudire, magicien des ténèbres
Toi qui as mis ma vie dans le corps d’un chien loup
Je devrais te vomir, sorcier au nom funèbre
Mais je te remercie du fond de mon dégoût
Je suis bien dans mon poil bien sur mes quatre pattes
Et moins loin des étoiles que quand j’marchais debout
Dans ma veste animale, chien de race ou bâtard
Pour aller faire l’amour, pas besoin d’être beau
Qu’on soit femelle ou mâle, on s’accouple au hasard
De la nuit et du jour dans tous les caniveaux
Dans ma tête de chien, les hommes ont des yeux fous
Je ne regrette rien de ma vie d’être humain
Ne vous inquiétez pas du collier à mon cou
Vous en portez sans cesse, attachés à des laisses
Remballez vos caresses, vos baisers, vos mots doux
J’suis pas à adopter, encore moins à dresser
Je suis bien dans mon poil, bien sur mes quatre pattes
Et moins loin des étoiles que quand j’marchais debout
A la face des cieux je pisse mes prières
Et laisse aux rois païens toute une vie de blasphèmes
Je n’ai plus peur de Dieu, du ciel et de l’enfer
Au cimetière des chiens on entre sans baptême.
XM
LE PRESENT OUBLIE
J’ai passé ma vie à attendre
ça a commencé tout petit
tout émoussé c’était décembre
que j’attendais le coeur transi
la neige Noël et les cadeaux
les jours venaient pas assez tôt
et puis Noël à peine en cendres
je recommençais à attendre
chocolats et vacances de Pâques
les beures guerrières façon Cosaque
Je repartais comme une fusée
châteaux de sable plages en été
le présent à jamais présent
Après j’ai attendu les tilles
le coeur bancale les rêves en vrille
et puis j’ai attendu l’amour
tous ses allers tous ses retours
reparti dans ma course folle
l’argent pour unique boussole
j’ai attendu mon ascension
les crédits pour une belle maison
et dans la foulée attendu
un enfant de toi pas venu
alors il fallait s’y attendre
chacun sa route sans trop comprendre
encore une fois j’ai attendu
des lettres de toi pas reçues
le présent jeté à la rue
moins tendre et un peu plus rebelle
je suis reparti de plus belle
j’ai attendu j’ai attendu
un week-end au bord de la mer
des ciels d’automne un peu plus clairs
un dimanche fleuri de lilas
un printemps qui ne venait pas
et le présent toujours pas là
j’ai attendu que la roue tourne
que la nuit de moi se détourne
ce à quoi je m’attendais pas
c’est de me trouver un jour là
et de nouveau j’attends j’attends
l’heure des parloirs et le courrier
l’heure du lever l’heure du coucher
les promenades l’heure de la douche
en attendant que vienne le jour
de ma sortie de mon retour
y’ a le présent qui file en douce
ce présent tellement important
qui m’a échappé tout le temps.
X.M.
DÉPRIME
Au moment où tu l’attends pas
Doucement elle te prend le bras
Elle te fait marron dans les yeux
Maquille en noir tes jours heureux
T’as beau lui dire qu’elle est pas belle
Elle a fouillé dans tes poubelles
Remonté jusqu’à ton enfance
Dépouillé ton adolescence
trouvé tous tes vieux maux cachés
Au fond de toi bien enterrés
Elle te les balance en plein coeur
Au beau milieu de ton bonheur
Elle a vidé tous tes tiroirs
Fait le ménage dans tes placards
Gratté les coins de ta mémoire
À la recherche de vieux brouillards
De blessures mal cicatrisées
Elle commence à te faire saigner
D’un seul coup au creux de tes mains
Elle va pleuvoir tous les matins
Jusqu’à pourrir tous tes étés
Te faire l’hiver en plein juillet
Nouant tous tes jours de névroses
Elle va mettre ta vie sur pause
La peur et le chagrin en prime
Ton coeur va devenir infirme
De tout amour dépossédé
En toi il ne va que cogner
Au point qu’une nuit tu voudras
Que ça s’arrête tellement t’as froid
Elle elle aura enfin gagné
À un autre elle va s’accrocher
Et à l’oreille lui chuchoter
De vieux souv’nirs pour commencer
Et lui va plonger à son tour
Tout lui donner ses nuits ses jours
Jusqu’à en perdre la raison
Sans même lui demander son nom
Très vite il sera son intime
Sans savoir qu’elle s’appelle déprime.
XM
24 juin 2009
Terre-eau de vie
Souillée, blessée, meurtrie
cellule déïque en danger,
exploitée, déforestée, appauvrie
citoyens stoïques, en parler.
Ours polaire, fini de pavoiser
ton territoire, minimisé !
Ours brin, fini de gambader
ta forêt, contaminée !
Bipède à conscience erronée
démuni de toute forme de respect
abruti de spots « publicité »
il te faudra un jour te recentrer.
Sècheresse de l’âme et des sentiments
arrête de psaumer le no futur !
Quand il te faudra boire tes sédiments
tu parodieras ta contre nature.
Prends conscience de ton non sens,
cesse ce comportement immature
réimplante un peu de tes « essences »
pour enfanter à nouveau dame nature…
ÉRIC MERCIER
Pelle – mail
Premier instant, premier regard
Première lueur, regard d’espoir
de ton village, poussière hagard
des millénaires, je rentre tard
de ton sourcier, espoir tari
de ton sorcier, sortilège banni,
de ton seul puits coule l’oubli
et si dieu n’était pas lui ?
Ouvre la classe, ouvre les rires
chasse la dass, ouvre les livres
de son enfance bien mal de vivre
de la décence pour t’en nourrir.
Quand tu respires, l’eau qui s’endort
quand au creuset l’eau comme de l’or
dans tes yeux, un sémaphore
humanité comme un accord.
De l’homme tu en esquisses les maux
de demain, tu en allèges le destin
de ton Afrique tu cherches l’eau
prends en mon cœur, voici mes mains.
ÉRIC MERCIER
18 avril 2009
QUAND JE PARTIRAI
En partant pour l’éternité
La vie va beaucoup me manquer,
La vie c’est sûr, mais vous surtout
Hommes tant généreux que fous
Vos jeux, vos amours et vos joies
Vos cris, votre mauvaise foi
Vos folies et votre sagesse
Vos si doux gestes de tendresse,
Vos colères et emportements
Vos pleurs et vos abattements
Vos bonheurs et vos enthousiasmes
Vos moqueries et vos sarcasmes,
Votre besoin de raisonner
Votre immense curiosité
La volonté de tout apprendre
Et ce besoin de tout comprendre,
Vos manques de lucidité
Autant que vos sincérités,
Assurance et hésitations
Et jusqu’à vos contradictions.
Paul Henri Lezac
TERRA COGNITA
Sous le ciel les nuages
Sous les nuages un arbre
Sous l’arbre un banc
Sur le banc
Un vieil homme
Et
Sur le banc le vieil homme
Se rejoue
Le film de sa vie.
Et
Sous le ciel
Sous les nuages
Sous l’arbre
Sous le banc
Sous les pieds du vieil homme
La terre
Où le vieil homme
Se fondra bientôt
Paul Henri Lezac
Ecce homo
Je suis une terre brûlée
Les bombes, les sols calcinés
Je suis un vaste champ de mines
Murs détruits et longs pans de ruines,
Les villes dévastées
Je SUIS les corps déchiquetés
Pourrissant au fond des tranchées
Je suis le fracas des batailles
Le fer, l’acier et la mitraille
Le sang à flots versé
Je suis le pus, l’équarisseur
L’absent, la mort et la terreur
Je suis la flamme des bûchers
Les cris, les plaies de I’ écorché
Le paria rejeté
Je suis dans les larmes du Blonde
Le désespoir, la bête immonde
Je suis las, elle se réveille
Parce que nul ne la surveille
Les enfants violentés.
Paul Henri Lezac
La tôle
Dur dur la tôle. Je ne pense pas que l’on arrive à s’y habituer.
Chacun s’adapte tant bien que mal dans cet univers plus que fermé.
Des personnalités différentes, des cultures diverses, une religion pour tous ceux
qui le souhaitent, des activités pour des chanceux comme pour le travail.
Bref, on est tous ensemble mais bien tous différents dans notre propre petite société carcérale.
Mais à l’extérieur de ces hauts murs il-y a-t-il une différence avec nous?
Je pose la question et je réponds que c’est une société qui ressemble de très près à la notre.
Une vie voisine à une survie où chacun tente d’exister tout simplement.
Lorsque j’entends tout ce qui se dit sur nous à l’extérieur de cette enceinte pénitentiaire, je ne l’accepte pas.
Comment une société peut-elle se permettre de critiquer, même juger un lieu
qu’elle ne connaît pas du tout aussi bien de près que de loin.
Avant de parler en répétant ce que vous entendez complètement déformé de la
réalité, venez vous faire votre propre opinion.
J’entends à la télévision que les dons du sang de moelle osseuse etc. etc. sont en
chute et qu’il n’y a plus assez de donneur .
Moi, je n’ai jamais fumé de ma vie, pas même bu une goutte d’alcool, hors de
question de toucher à la drogue. Du sport depuis que je suis tout gamin.
Aujourd’hui, j’aurai 36 ans le mois prochain, cela fait maintenant cinq ans que je suis ici et je n’ai pas changé mon rythme de vie.
Toujours très sportif sans aucune consommation de merde.
Je croise les doigts en vous disant ce que je vais écrire, mais jamais de médecin et une santé en béton armé.
Alors nous qui sommes considérés par vous comme des pestiférés où l’on nous
interdit d’être des donneurs alors que l’on est en bonne forme physique dans un corps sain.
Vous, l’autre société que je vois à l’horizon de ma fenêtre, d’ici on peut vous
juger aussi, sans même vous connaître, de ne pas vouloir aider votre prochain,
l’enfant du voisin, qui êtes-vous pour fermer les yeux à ces annonces de demandes de dons.
Votre société est-elle irréprochable? Vous pouvez la juger mais ici la notre de
société, vous ne le pouvez pas car , dans ma petite société de pestiférés en
reprenant vos pensées, la solidarité, cela existe depuis toujours et si l’on doit
donner une petite partie de nous pour notre prochain, la question ne se poserait même pas.
David Hotyat
17 avril 2009
Le peut plier
Plier mais ne pas rompre.
Point l’histoire il ne faut interrompre,
Ne jamais se détourner de sa voie,
Ni ne jamais hausser la voix.
Discrétion et volonté,
Nous allons le montrer,
Valent mieux que discours éhontés,
Vendeurs d’absurdités démontrées.
Ce que j’en retient, et cela vaut morale,
C’est que force, volonté et patience,
Quoi de plus normal,
Nous mènent au plus prés du but c’est toute la différence
Olivier Toussat en référence à la fable: « le chêne et le roseau » de Jean de la Fontaine
Être
Il est heureux en cette affaire,
De démontrer si cela est utile,
Et il Ya fort à faire,
Que d’être soi-même n’est pas futile.
Nul n’apprécie en effet à travers le temps,
Personnage même fort bien joué,
Le piège est déjoué,
Arrêtons-nous un instant.
Tombons les masques,
La vérité tous nous démasque,
Un jour ou l’autre il faut s’y faire,
Nul moyen pour s’en défaire
Soyons nous-mêmes,
Le paraître importe peu,
\1 n’y a point d’enthymème,
Se sauve qui peut.
Olivier Toussat en référence à la fable: « le lion et l’âne chassant » de Jean de la Fontaine
