
30 janvier 2010
3 janvier 2010
Le passé
De revisiter le passé me fait du bien
Avec mes rires et mes larmes
Aujourd’hui tu me tends la main
Et je la prends car je n’ai plus d’arme.
Je danse, danse sur cette musique
Et sur une au lointain,
je me souviens
M’entendre dire que la vie est magique.
A quinze ans j’ai voulu faire comme les grands
Gangsters ou bandits, ce sont toujours des interdits
Et il a fallu payer comptant
Car dans ma profession il y a pas de crédit.
L’océan coule dans mes veines
Mon coeur palpite en pensant à toi
En attendant je purge ma peine
Pour essayer de marcher droit.
Jean jacques
13 décembre 2009
TUEUR DE MAUX
Avant d’arriver jusqu’ici
Si J’étais pas un tout gentil
J’étai spas vraiment un méchant
Ou quelque fois à contretemps
Mais là ça y’ est tout a changé
En huit mois je suis transformé
Dilapidant chaque jour ma sueur
Je suis devenu un vrai tueur
Je tue le temps je tue l’ennui
Je tue les heures je tue la pluie
Sans sommation sans balle à blanc
J’ vide mon chargeur sur le présent
Avec nonchalance et furie
Je flingue mes jours je flingue mes nuits
Armé simplement d’un stylo
J’ torture l’absence avec des mots
Tire à vue sur mes insomnies
Et brise le cou à la folie
Je fume mes larmes à coups de rimes
Et crame la laideur d’une maxime
De quelques vers bien aiguisés
Je saigne à blanc l’obscurité
Pends haut et court mes souvenirs
Et séquestre mon avenir
D’octosyllabes à fond J’étripe
À mains nues tous mes mauvais trips
Et plante de phrases bien affûtées
Toutes les balances de mon passé
D’un ou deux slams bien effilés
De quelques poèmes acérés
J’ai coupé la langue au silence
Taillé les veines à mon enfance
J’élimine j’étrangle ou lapide
Je mets à mort l’ombre et le vide
Lance des contrats sur ma mémoire
Sur mes angoisses sur mes cauchemars
La solitude assassinée
Et la misère décapitée
Au vitriole d’un encrier
J’ délivre des permis d’inhumer
Écris en prose à l’imparfait
Des certificats de décès
J’ étouffe j’efface je dégoupille
De quelques césures je fusille
À l’aide de beaux alexandrins
Je suis devenu malandrin
Un tueur à gages un mafioso
Tout simplement un tueur de maux.
XM.
NUITS BLANCHES
Nuits blanches mais pourtant tellement noires
Vous voilà revenues me voir
À l’automne glacé de ma vie
À nouveau vous squattez mon lit
J’ai beau essayé de fermer
Mes yeux à coups de somnifères
Vous trouvez toujours une entrée
Pour vous glisser sous mes paupières
J’ai beau m’armer de sentinelles
Vous trouvez quand même le passage
Et sous vos feux surnaturels
Mes nuits deviennent marécages
Pour marque-page quelques vipères
Vous lisez à l’envers le livre
De tout ce qui était hier
Jamais de vous je me délivre
De loin vous revenez fidèles
Encore plus aimantes qu’avant
Je suis pantin sous vos ficelles
Qui se resserrent en nœuds coulants
J’ai beau éteindre la lumière
Me tourner et me retourner
Sous vos couvertures de pierres
Je suis comme paralysé
Toutes vos musiques dans ma tête
Me traînent jusqu’au petit matin
De cris de larmes et de défaites
Vous orchestrez tous mes chagrins
Mais méfiez-vous de moi quand même
Je suis pas loin de triompher
Sur vos territoires de haines
Il me suffit de vous défier
Dans un sommeil artificiel
Lourd au point d’être sans réveil
Trouver la longue nuit éternelle
Atteindre enfin le grand soleil.
X.M.
LE PRESENT OUBLIE
J’ai passé ma vie à attendre
ça a commencé tout petit
tout émoussé c’était décembre
que j’attendais le coeur transi
la neige Noël et les cadeaux
les jours venaient pas assez tôt
et puis Noël à peine en cendres
je recommençais à attendre
chocolats et vacances de Pâques
les beures guerrières façon Cosaque
Je repartais comme une fusée
châteaux de sable plages en été
le présent à jamais présent
Après j’ai attendu les tilles
le coeur bancale les rêves en vrille
et puis j’ai attendu l’amour
tous ses allers tous ses retours
reparti dans ma course folle
l’argent pour unique boussole
j’ai attendu mon ascension
les crédits pour une belle maison
et dans la foulée attendu
un enfant de toi pas venu
alors il fallait s’y attendre
chacun sa route sans trop comprendre
encore une fois j’ai attendu
des lettres de toi pas reçues
le présent jeté à la rue
moins tendre et un peu plus rebelle
je suis reparti de plus belle
j’ai attendu j’ai attendu
un week-end au bord de la mer
des ciels d’automne un peu plus clairs
un dimanche fleuri de lilas
un printemps qui ne venait pas
et le présent toujours pas là
j’ai attendu que la roue tourne
que la nuit de moi se détourne
ce à quoi je m’attendais pas
c’est de me trouver un jour là
et de nouveau j’attends j’attends
l’heure des parloirs et le courrier
l’heure du lever l’heure du coucher
les promenades l’heure de la douche
en attendant que vienne le jour
de ma sortie de mon retour
y’ a le présent qui file en douce
ce présent tellement important
qui m’a échappé tout le temps.
X.M.
ÉCRIVEZ-MOI
Quatre murs autour de moi
Dimanche en fin de pourquoi
Je pense à vous dedans
J’sais plus quoi faire de tout ce temps
Je m’accroche à des photos
A des images , à des mots
Vous plantez ma mémoire
Et me pliez dans vos mouchoirs
Ecrivez-moi
Et passez de l’autre côté
Ecrivez-moi
Dites-moi ce qui m’est arrivé
Et parlez-moi
Des bleus qu’ils m’ont faits dans le coeur
Écrivez-moi
Je vous répondrai en couleur
Tout ç’qu’on va faire quand je vais sortir
Venez changer mes larmes en sourires
Y’a trop d’aiguilles aux horloges
Trop d’pages au calendrier
Même la peur m’interroge
Elle me demande mes papiers
Et vous, enfertnés dehors
Mes mains vous bavardent encore
Sous des montagnes de ciel
A chaque instant elles vous appellent
Écrivez-moi
Je suis orphelin d’amitié
Écrivez-moi
J’trouve plus personne pour m’adopter
Et parlez-moi
Du soleil qui m’attend dehors
Écrivez-moi
Dites-moi que je ne suis pas mort
Venez la nuit panser mes blessures
Et dessiner des portes à mes murs
Écrivez-moi
Ma vie est dans vos encriers
Écrivez-moi
Ne la laissez pas s’assécher
Et parlez-moi
De tout ce que j’aimais hier
Écrivez-moi
Venez rallumer la lumière
Devant mes yeux, dessous mes paupières
Juste le temps qu’il fasse un peu plus clair
Écrivez-moi
La solitude dort dans mon lit
Écrivez-moi
Ici je n’ai qu’elle pour amie
Et parlez-moi
Des étoiles qui dorment dans ma tête
Écrivez-moi
Et racontez-moi qu’elles sont prêtes
a me donner la plus belle des clés
Celle qui conduit à la liberté.
XM
27 novembre 2009
18 avril 2009
Toujours
Aujourd’hui encore et toujours
Comme hier demain chaque jour
Trouver en chaque petit rien
De quoi farder le quotidien
Trouver dans les gouttes de pluie
du merveilleux de la magie,
En chaque rayon de soleil
La promesse d’un arc en ciel
Voir le matin dans la rosée
Tous les bonheurs de la journée,
Entendre en les rires d’enfant
Chanter la vie et le printemps
Se plonger tout dans un sourire
Par la joie se faire envahir,
Cueillir la beauté et l’amour
Aujourd’hui encore et toujours.
Paul Henri Lezac
FLEURS D’ESPÉRANCE
Aux barbelés des camps et des prisons
Eclosent d’étranges fleurs d’espérance
Nées de la peur, des cris, de l’ignorance
Qu’un coeur parfois fait devenir chanson
Et de ces peurs, de ces coeurs, de ces fleurs
Et de ces ronces et de ces fers rouillés
Un fruit parfois vient à maturité,
Un fruit poussé au terreau du malheur.
Et il prend là des noms bien différents,
Couleur du regard que chacun lui porte,
Arrête-toi et laisse filer le temps.
Le temps ici hélas est démesure
La liberté perçue entre deux portes,
Et fleurs de salpêtre sur les vieux murs.
Paul Henri Lezac
Le temps échappé
Pour toi dis-moi. le temps c’est quoi
Une heure, un jour, un an, un mois
Un jeu, une larme, un sourire
Un enfant que l’on voit grandir ?
Une porte ouverte à la fin
Sur plus de joies que de chagrins
Une moisson de souvenirs,
Moins de larmes que de sourires ?
La pluie allant à l’océan
Un rocher usé par le vent
Et quelque improbable rencontre ?
Un amour croisé dans sa vie
De doux moments et des amis
Des heures échappées de la montre …
Paul Henri Lezac
6 avril 2009
Les heures en couleur
A qui sait chanter
Les heures sont bleues
Car c’est le bonheur qu’elles font vibrer
En l’Eden des amours telles
Les heures sont bleues
A qui sait chanter
A qui sait rigoler
Les heures sont pastels
Car c’est le souci qu’elles font s’envoler
Dans la cour troublée par d’amers problèmes
Les heures sont pastels
A qui sait rigoler
A qui sait danser
Les heures sont vertes
Car c’est la douleur qu’elles font oublier
En l’âme blessée au choc des cauchemars
Les heures sont vertes
A qui sait danser
A qui sait parler
Les heures sont belles
Car c’est le repos qu’elles font passer
Au cœur détaché des vitales vérités
Les heures sont belles
A qui sait parler
Les heures sont belles
A qui sait parler
Hervé Lavaud
20 mars 2009
La vie d’un Homme
A 2 ans,
l’homme rêve de ne pas faire dans sa culotte
A 3 ans,
il rêve d’avoir des dents
A 12 ans,
Il rêve d’avoir des amis
A 18 ans,
il rêve d’avoir son permis
A 20 ans,
il rêve de faire l’amour
A 35 ans,
il rêve d’avoir de l’argent
A 50,
il rêve d’avoir de l’argent
A 60,
il rêve de bien faire l’amour
A 70,
il rêve d’avoir toujours son permis
A 80,
il rêve encore d’avoir encore quelques amis
A 90,
il rêve d’avoir des dents
A 98,
il rêve de ne pas faire dans sa culotte.
