LE CERCLE DES POÈTES DÉTENUS

17 avril 2009

Morale

Filed under: LES POÊTES DÉTENUS,Olivier Toussat — webmaster @ 6:59
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La critique est facile,
L’art est plus difficile,
Comment dire à l’ami Jean,
Des mots parfois outrageants :

Quatre siècles se sont écoulés,
De l’eau sous les ponts à coulée,
Et pourtant malgré les grands idéaux,
Toujours systèmes féodaux.

Des lois sont passées,
Ont étés paperassées,
Les idéaux terrasses,
C’en est assez.

Puissions nous écrivaillons,
Donner à défaut de sens,
A ces gens qu’on encense,
Ne serait-ce que de la grandeur l’essence…

Olivier Toussat              en référence à la fable: « l’enfant et le maître d’école » de jean de la Fontaine

6 avril 2009

La photographie

Filed under: Hervé lavaud,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 9:00
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Après le travail
Comme tous les soirs
Je rentre chez moi
Elle est là
Je lui parle
Mais elle ne me répond pas
Son portait surplombe
Le reflet sombre de mon visage
Dans le salon
Que me renvoie
Le verre bombé de la télé
Malgré toutes ces années
Depuis que tu m’as quitté
Tu n’as pas changé
Toujours la même tenue
Violet foncé, couleur prune
Comme tes cheveux
Qui gardaient en séchant
Les traces parallèles
Des dents du peigne
Le pull en laine
Tricoté en hiver
De tes mains
Cette photographie
Je l’ai prise
Le jour où tu es partie
Pour une meilleure vie
C’est vrai que tu es jolie
Dans ces habits
Maintenant tu es une image d’amateur
Mais tu resteras dans mon coeur
Pour la vie, ma chérie
Je l’ai prise
Le jour où tu es partie

Hervé Lavaud

La Toile

Filed under: Hervé lavaud,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 5:56
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Une toile tendue au mur
Quelques touches de peinture
Soudain la patte finale
Le paysage se dévoile
Plein de qualités
De vivacité
Généralement apprécié
On me contempla, m’admira
Et quelqu’un qui m’observait
Fit le rapprochement
Entre moi et son enfance
Il annonça à sa compagne :
« Je me souviens de cette barque
Qui voguait sur le canal
Mon père avait les rames
Ma mère sous son ombrelle
Et moi souriant
Tellement content
D.’ être avec mes parents
La grève, le long de l’eau claire
La forêt, le soleil haut dans le ciel »
Soudain, une larme dans son oeil
Il venait d’avoir une vision ancienne
Du bonheur quand il était jeune
Moije ne suis qu’une oeuvre d’art
Qui a été peinte avec le coeur
Et tellement heureuse
D’apporter un peu de chaleur
A sa mémoire
Qui a été peinte avec le coeur
Et tellement heureuse

Hervé Lavaud

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