
30 janvier 2010
11 janvier 2010
3 janvier 2010
Sur le boulevard de mon enfance
Sur le boulevard de mon enfance
Souvent j’étais seul avec mon silence
De me dire qu’il fait déjà nuit et qu’il faut déjà rentrer
Dans une chambre vide et personne pour me consoler
Sur le boulevard de mon enfance
Je connaissais déjà l’adolescence
J’avais deux amis et ma vie commençait
Avec des jeunes filles que je charmais.
Sur le boulevard de mon enfance
Je marchais avec une certaine assurance
La vie s’ouvrait devant moi
Déjà je me doutais que j’aurais eu des problèmes avec la loi
Sur le boulevard de mon enfance
Ma mère se vendait sans aucune offense
Alors au lieu de devenir avocat je me suis mis hors la loi
Où il a fallu que je me batte avant de devenir le roi
Sur le boulevard de mon enfance
Je peux dire que j’ai connu la souffrance
Depuis mes deux amis sont partis au ciel
Où la mort avait rendez vous avec eux dans une petite ruelle
Sur le boulevard de mon enfance
Aujourd’hui je prie et en silence
Car beaucoup d’années se sont passées
Où je vais aller les rejoindre car je me sais condamné.
Sur le boulevard de mon enfance.
Jean Jacques
soldat
Soldat de la nuit,
Soldat de la vie,
Soldat de l’amour,
Soldat pour toujours.
A travers mes turbulences
J’étais toujours en pleine errance
A la recherche de ma violence,
Je ne J’avais pas tout à fait compris
Car personne ne m’avait expliqué la vie.
Aujourd’hui, seul dans le désert,
Je ne trouve plus aucun sens au mot patrie.
Soldat j’étais,
Soldat je suis,
Soldat je mourrai.
J’ai brûlé les kilomètres de ma rue
Pour m’apercevoir qu’il me reste un vécu
Et de cela, j’en ferai bon usage
Comme pour le pardon de devenir sage.
Pardon pour le mal,
Pardon pour tout ce mal
Car il y a plus de trous à creuser,
Car j’ai pardonné.
Jean jacques
27 novembre 2009
24 juin 2009
TO BE
Être, au-delà du paraître,
sans l’ombre d’un hêtre,
exister pour ne point disparaître
dans l’ambre d’un soir à naître.
Chaque instant, comme une naissance,
chaque matin, comme existence,
chaque chagrin, comme convalescence,
chaque amour, comme une essence.
Exister au delà des contours
respect d’autrui, de sa cour
être d’une humeur troubadour
pour exister, nourris toi d’amour.
Désir instantané, sans aucun ridicule
féconder une étoile, pour parfaire l’ovule
féconder une fleur, pour chérir l’opercule
enfin exister, au sortir de ma bulle.
Être issu du firmament
né de poussière, appelée parents
exister de par le présent
du futur, tu en es l’enfant…
ÉRIC MERCIER
Terre-eau de vie
Souillée, blessée, meurtrie
cellule déïque en danger,
exploitée, déforestée, appauvrie
citoyens stoïques, en parler.
Ours polaire, fini de pavoiser
ton territoire, minimisé !
Ours brin, fini de gambader
ta forêt, contaminée !
Bipède à conscience erronée
démuni de toute forme de respect
abruti de spots « publicité »
il te faudra un jour te recentrer.
Sècheresse de l’âme et des sentiments
arrête de psaumer le no futur !
Quand il te faudra boire tes sédiments
tu parodieras ta contre nature.
Prends conscience de ton non sens,
cesse ce comportement immature
réimplante un peu de tes « essences »
pour enfanter à nouveau dame nature…
ÉRIC MERCIER
LEURRE
Un soir, un jour, une heure
cartons, papiers, chiffons
chaleur froideur se meurent
dans cette rue sans toi, sans nom.
Enfant de la rue, enfant de la balle
femme battue, nul t’accompagne.
Adulte perdu, sinistre dédale
lutte perdue, triste campagne.
Enfant mineur, enfant tueur,
formé toujours pour avoir peur,
enfant rieur, enfant rêveur
nul envisage ta vie par cœur.
Aïeux perdus, monde inconnu
porteurs de vie, mémoire sans vue
Alzheimer, inconvenance des pas perdus
partir parfois dans l’autre rue.
De toutes ces vies, de tous ces clones
de tout ce jeu, il y a maldonne
pourquoi dieu restes tu aphone ?
Pourquoi l’amour ça se fredonne ?
Ouvre ton cœur, féconde m’âme
de l’enfant vieux du macadam
résonne en toi tous les tamtam
d’amour, de joie garde la flamme.
ÉRIC MERCIER
IMBU, DESSOUS
Le monde gronde, tel un silence
de ses défauts, incohérence.
le monde gémit, moultes souffrances
individualisme, sans aucun sens.
Qualité du défaut, indifférence
défaut d’équité dans la cour de l’enfance
féodal le roi endin de démence
aridité du respect, d’une seule espérance.
Le monde rit, de ses joies , de ses cris
comme une histoire, un mensonge, un récit
le monde doute de l’extase d’une vie
brouille d’états, de déïque et d’esprit.
Tours et détours d’une terre en son lit
de ton discours une excuse alibi,
A genoux tes enfants appauvris et meurtris
De naître à mourir, nul espace consenti.
Le monde pleure d’un silence, des heures
asséché, déserté, implorant le seigneur.
le monde enfante une mort sans odeur.
Comment survivre de nos fastes erreurs ?
ÉRIC MERCIER
18 avril 2009
QUAND JE PARTIRAI
En partant pour l’éternité
La vie va beaucoup me manquer,
La vie c’est sûr, mais vous surtout
Hommes tant généreux que fous
Vos jeux, vos amours et vos joies
Vos cris, votre mauvaise foi
Vos folies et votre sagesse
Vos si doux gestes de tendresse,
Vos colères et emportements
Vos pleurs et vos abattements
Vos bonheurs et vos enthousiasmes
Vos moqueries et vos sarcasmes,
Votre besoin de raisonner
Votre immense curiosité
La volonté de tout apprendre
Et ce besoin de tout comprendre,
Vos manques de lucidité
Autant que vos sincérités,
Assurance et hésitations
Et jusqu’à vos contradictions.
Paul Henri Lezac
Il y a eu un jour
Il Y a eu un jour
Le trois janvier 1998
Il Y a eu ce jour
Pour la première fois dans mes yeux
Il y a eu les jours
Que je puisse me passer de toi
Il y a eu tant de jour
Séparé par un mur
Il y aura des jours
Où nous nous quitterons plus.
David Hotyat





