LE CERCLE DES POÈTES DÉTENUS

18 avril 2009

Ni faune, Ni flore

Filed under: David Hotyat,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:32
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Ni faune
Ni flore
Mais monde
De béton
Aux arbres de barreaux
Dehors des chants d’oiseaux
Apaisent les tympans
Dedans
Des hurlements raisonnent
Arrivant aux oreilles en tambourins
Dehors
Si paisible et agréable
De respirer toutes ces
Millier de fleurs
Dedans
Tellement désagréable
De laisser gonfler
Deux poumons pollués
Dehors
Si belle la liberté
Que l’on reste
Aveugle et inconscient
De cette vie
Dedans
Difficile
Cette survie
Rien
D’autre
À ajouter.

David Hotyat

L’arbre

Filed under: David Hotyat,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:21
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Un arbre
Un trou de feuilles
Visible de près, de loin
Caché le nid d’oiseau
Des abeilles qui butinent
Abri de papillon
Un toit pour l’écureuil
Cabane d’enfant
Garde manger du pic
Support de gros champignons
Ombrelle pour l’animal
Racines sous terre
Que côtoie les vers de terre
L’arbre, la maison d’une société.

David Hotyat

17 avril 2009

Le peut plier

Filed under: LES POÊTES DÉTENUS,Olivier Toussat — webmaster @ 6:53
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Plier mais ne pas rompre.
Point l’histoire il ne faut interrompre,
Ne jamais se détourner de sa voie,
Ni ne jamais hausser la voix.

Discrétion et volonté,
Nous allons le montrer,
Valent mieux que discours éhontés,
Vendeurs d’absurdités démontrées.

Ce que j’en retient, et cela vaut morale,
C’est que force, volonté et patience,
Quoi de plus normal,
Nous mènent au plus prés du but c’est toute la différence

Olivier Toussat             en référence à la fable: “le chêne et le roseau” de Jean de la Fontaine

6 avril 2009

L’hôtel du village

Filed under: Hervé lavaud,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 9:08
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Situé sur la place
En face de la mairie
A coté du café
Chez le gros Bibi
Au début de l’été
Commence cette vie
Les clients arrivaient
Par le train de midi
Pour avoir une place
Il fallait réserver
Il n’y avait pas de crasse
L’hôtel était soigné
Des gens très distingués
Venaient y séjourner
On mangeait la rascasse
Qui venait d’être pêchée
On prenait de bonnes rasades
Pour se désaltérer
On se promenait
Dans le village sur les sentiers
Du matin au soir toute la journée
On contribuait chaque fois
A l’alimentation générale
On ramassait les victuailles
Qu’on trouvait dans la forêt
Myrtilles framboises champignons
Un peu de bois pour la cheminée
On passait nos loisirs à se promener
Les jours où il faisait mauvais
Les femmes tricotaient
Les hommes jouaient
A la salle communale
Ne me demandez pas l’adresse
Je ne pourrai vous la donner
C’est peut être en Grèce
Ou alors français
Tout ce que je sais
C’est n’y être jamais allé.

Hervé Lavaud

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