LE CERCLE DES POÈTES DÉTENUS

30 janvier 2010

Il fait beau à Paris

Filed under: LES POÊTES DÉTENUS,PMF — webmaster @ 8:18
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Mon frère

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Sous l’aréquier

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L’enfer

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24 juin 2009

IMBU, DESSOUS

Filed under: LES POÊTES DÉTENUS,Éric Mercier — webmaster @ 7:34
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Le monde gronde, tel un silence
de ses défauts, incohérence.
le monde gémit, moultes souffrances
individualisme, sans aucun sens.

Qualité du défaut, indifférence
défaut d’équité dans la cour de l’enfance
féodal le roi endin de démence
aridité du respect, d’une seule espérance.

Le monde rit, de ses joies , de ses cris
comme une histoire, un mensonge, un récit
le monde doute de l’extase d’une vie
brouille d’états, de déïque et d’esprit.

Tours et détours d’une terre en son lit
de ton discours une excuse alibi,
A genoux tes enfants appauvris et meurtris
De naître à mourir, nul espace consenti.

Le monde pleure d’un silence, des heures
asséché, déserté, implorant le seigneur.
le monde enfante une mort sans odeur.
Comment survivre de nos fastes erreurs ?

ÉRIC MERCIER

18 avril 2009

QUAND JE PARTIRAI

Filed under: LES POÊTES DÉTENUS,P.H. Lezac — webmaster @ 9:29
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En partant pour l’éternité
La vie va beaucoup me manquer,
La vie c’est sûr, mais vous surtout
Hommes tant généreux que fous
Vos jeux, vos amours et vos joies
Vos cris, votre mauvaise foi
Vos folies et votre sagesse
Vos si doux gestes de tendresse,
Vos colères et emportements
Vos pleurs et vos abattements
Vos bonheurs et vos enthousiasmes
Vos moqueries et vos sarcasmes,
Votre besoin de raisonner
Votre immense curiosité
La volonté de tout apprendre
Et ce besoin de tout comprendre,
Vos manques de lucidité
Autant que vos sincérités,
Assurance et hésitations
Et jusqu’à vos contradictions.

Paul Henri Lezac

10 avril 2009

un mort

Filed under: Claude Villata,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 1:53
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Un mort c’est bizarre
froid livide étendu
avec son sang qui goutte
en perles éclatées
et flaque de poix rouge.

L’on appelle… l’on bouge
autour d’un corps figé,
et une arme s’encroûte,
tombée du poing déçu
d’avoir tremblé trop tard.

L’assassin plein de haine
voudrait frapper encore…
l’autre ne valait mieux!
Le trois juin cette année
sera mort poignardé,
pour rien, « homme sans Dieu
dont ne reste qu’un corps
et de mauvaise graine.

Le voleur, l’assassin,
comment faut-il y croire?
Le juge va gagner
et l’autre va croupir
vingt ans sans repentir,
pour ne savoir aimer,
et cela fait la gloire
de son triste destin.

Claude Villata

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