
30 janvier 2010
11 janvier 2010
MARIE MARIA
Marie Maria
Parle-moi juste un peu
De cet homme aux yeux bleus
Ton bébé ton petit
Qui a donné sa vie
Prends-le à tes côtes
Il faut le protéger
Serre-le fort dans tes bras
Qu’il ne revienne pas
AUJOURD’HUI IL FAIT FROID
DANS LE COEUR DES ÉGLISE
DESCEND-LE DE SA CROIX
REMETS-LUI SA CHEMISE
Marie Maria
Réchauffe-le un peu
Qu’il soit moins malheureux
Berce-Ie doucement
C’est encore un enfant
1 Il a assez pleure
Il faut le protéger
Il nous a tant aimé
Déjà tellement donné
MÊME SI LE MONDE AMAL
TROP WIN DE TON ENFANT
QUE CHAQUE CATHÉDRALE
PLEURE DES LARMES DE SANG
Marie Maria
Retiens-le dans tes bras
Qu’il reste auprès de toi
Regarde comme il est pale
Enveloppe-le d’étoiles
Je laisserai ma peine
Se noyer dans mes veines
Et mon besoin de lui
Dans mon âme bien enfoui
Il faut beaucoup d’amour
Pour dire à ceux qu’on aime
Surtout ne reviens pas
Ici j’ai peur pour toi
Il faut beaucoup d’amour
Vraiment beaucoup d’amour
Pour te dire reviens pas
Moi qui n’attends que toi.
X.M.
24 juin 2009
Pelle – mail
Premier instant, premier regard
Première lueur, regard d’espoir
de ton village, poussière hagard
des millénaires, je rentre tard
de ton sourcier, espoir tari
de ton sorcier, sortilège banni,
de ton seul puits coule l’oubli
et si dieu n’était pas lui ?
Ouvre la classe, ouvre les rires
chasse la dass, ouvre les livres
de son enfance bien mal de vivre
de la décence pour t’en nourrir.
Quand tu respires, l’eau qui s’endort
quand au creuset l’eau comme de l’or
dans tes yeux, un sémaphore
humanité comme un accord.
De l’homme tu en esquisses les maux
de demain, tu en allèges le destin
de ton Afrique tu cherches l’eau
prends en mon cœur, voici mes mains.
ÉRIC MERCIER
18 avril 2009
Dehors
Dehors il y a du soleil
De la jolie lumière
Ici dedans il fait sombre
Pourtant il n’y a pas de nuages
Dehors on respire la vie
Ici dedans on étouffe la survie
Dehors il Y a des rires de joie
Du bonheur
Ici dedans des visages tirés
Pas très expressifs
Dehors on est rarement seul
Toujours quelque chose à faire
Ici dedans on est le plus souvent seul
Avec pas grand-chose pour s’occuper
Dehors le quotidien rend aveugle
Des plaisirs d’un dieu
Ici dedans le temps rattrape
Tout ce qui n’a pas été vu.
David Hotyat
17 avril 2009
Destinée
Le paradis de l’abondance destiné,
Aux pauvres, aux humbles et aux modestes,
Pour ceux qui en on trop profité pourrait se serait funeste,
Se transformer en enfer, si riches devenus, là est leur destinée.
Et il est plus facile aux pauvres d’accéder,
Au royaume des cieux,
Qu’aux riches d’accéder à Dieu,
Au moment de décéder.
Dés lors nous le savons,en toute chose, et dans la nature,
Partager est essentiel,
Qu’il s’agisse de biens, de savoir ou de nourriture,
A ce prix est l’accès au ciel.
Olivier Toussat en référence à la fable: « La belette entrée dans un grenier » de jean de la Fontaine
10 avril 2009
Taulard et compagnie
BZZZ ! fait la mouche
qui s’épuise à tourner
virer virevolter
pour que dale !
Et toi le roi des mouches, tout en prenant ta douche
la regardes gronder, caler, s’exaspérer
dans son bocal…, et c’est normal.
SI c’était ça
être dieu?
C’est une vie, et je survis
en détention, avec pour horizon
ces tristes gens de secte, aux yeux infects.
Exister c’est ça ?
Croire en Dieu !
L’autre par fantaisie ou bien est-ce un pari (?)
dans ,la boite en carton fait fumer son pigeon
qui débecte … un insecte.
C’est comme ça :
il est dieu !
Un autre détenu qu’on appelle « pointu »
moitié débile et brute veut poinçonner des putes
ou de filles de hasard, la nuit dans des hangars!
C’est un ancien para…
qui a oublié Dieu !
Quand le troisième en rut exulte et nous insulte
empalant des cafards sur un dard de cauchemar,
en attendant demain de reprendre un surin!
Faire les cent pas…,
craindre Dieu !
Ces gens, ces malfaisants,
sont mes voisins, mes copains …
ils pourraient me tuer, pour jouer.
Vivre avec ça !?
Pour l’amour de Dieu!
BZZZ ! fait ce dieu
condamné à tomber
marner, s’exaspérer
dans le Mal!
Claude Villata
9 avril 2009
ITINERAIRE SACRÉ
Pourvu que sur la route
Vous trouviez une force vive
Penchée à votre écoute
Pour éviter la chute-dérive.
Pourvu que vos problèmes
Tous répartis en catégories
Vous gardent des extrêmes
Et que la vie vous sourie.
Pourvu que vous passiez l’hiver
Pour reconnaitre le printemps
Et leviez votre verre
A l’été qui vous attend.
Il y a toujours une solution
A un problème posé
Et la seule question
Reste de la trouver.
Ce n’est qu’alors qu’on sait où l’on va,
Ce n’est qu’alors qu’on s’en donne les moyens;
Il ne reste plus aucuns apparats
Dans notre premier droit de citoyens:
La vérité s’installe
Au sein de notre cœur
Et tout l’on déballe
Pour conjurer la peur.
Une présence peut vous envahir…
Reconnue par ceux qui croient:
Un squatteur pour des sbires
Ou un Dieu pour des rois.
Le calme descend en vous,
Car plus léger l’on se sent,
L’on en tombe à genoux
Et l’on prie vraiment.
Jean Pierre Gueye
L’INCROYABLE ARC-EN-CIEL
On tourne en rond dans cette pièce étroite
On sait bien que l’on est coincé
Rien sur notre gauche et rien sur notre droite
Rien à faire dans cette cellule fermée.
Le regard se lance dans le vide
La pensée transperce les barreaux
Et même si je fais un bide
Je me prends parfois pour Zorro.
Il faut bien contredire I’idée
De l’homme perdu dans sa vie
Il faut bien prédire le prochain été
Période où tout le monde rit.
Et il y a le retour à ce monde chimérique
Les clés tintent et les voix s’entrechoquent
Rien à voir avec le rêve des Amériques
Ni avec quelques imaginaires loufoques.
Un sentiment d’oppression va tel un cador
Vite maîtrisé par l’obsession de la Force
Car je veux vivre par de-là les miradors
En fabriquant mes propres amorces.
Alors je rêve encore TRES GLAMOUR
Je sais que tout est possible
Pourquoi plus jamais toujours
Et rester là pour le destin d’une cible?
Rien à voir avec le rêve des Amérique
J’ai pêché dans la meilleure part de moi-même
Après tant et tant de tourments
Je suis même allé jusqu’à l’extrême
A l’époque où je n’étais qu’un enfant.
Puis j’ai refait le chemin inverse
Pour trier tout ce qui n’était pas convenable
Et là, pas de controverses,
Tout ce que je garde est des plus avouables.
Voila, çà y est, je n’entends plus les voix,
Je plane dans une autre atmosphère
Et même si je porte toujours ma croix,
1/faut bien que je me libère.
Alors j’accède à l’éternité irréelle,
Je plonge dans des cieux éloignés
Où naquit l’incroyable arc-en-ciel,
Là où peut-être Dieu aurait tout créé.
Jean Pierre Gueye