
30 janvier 2010
11 janvier 2010
13 décembre 2009
QUAND JE MARCHAIS DEBOUT
Je devrais te maudire, magicien des ténèbres
Toi qui as mis ma vie dans le corps d’un chien loup
Je devrais te vomir, sorcier au nom funèbre
Mais je te remercie du fond de mon dégoût
Je suis bien dans mon poil bien sur mes quatre pattes
Et moins loin des étoiles que quand j’marchais debout
Dans ma veste animale, chien de race ou bâtard
Pour aller faire l’amour, pas besoin d’être beau
Qu’on soit femelle ou mâle, on s’accouple au hasard
De la nuit et du jour dans tous les caniveaux
Dans ma tête de chien, les hommes ont des yeux fous
Je ne regrette rien de ma vie d’être humain
Ne vous inquiétez pas du collier à mon cou
Vous en portez sans cesse, attachés à des laisses
Remballez vos caresses, vos baisers, vos mots doux
J’suis pas à adopter, encore moins à dresser
Je suis bien dans mon poil, bien sur mes quatre pattes
Et moins loin des étoiles que quand j’marchais debout
A la face des cieux je pisse mes prières
Et laisse aux rois païens toute une vie de blasphèmes
Je n’ai plus peur de Dieu, du ciel et de l’enfer
Au cimetière des chiens on entre sans baptême.
XM
27 novembre 2009
24 juin 2009
PRÉ MORTEL
Abus de grille et de barreaux
à bu toxine en mon plan d’eau.
Gardien vêtu des oripeaux
maîtres vêtus de notre peau.
Libère ces liens, retiens tes chiens
ne celle en moi ce terrible destin
d’un jeu, d’un tour embellir ton jardin
nourrir de jeûne comme un jour clandestin.
Saut, cabri en espace agencé
de clôture un avenir en danger
onde des blés, avide de liberté
monde Massaï des courses effrénées.
Courses des faons, trompe l’éléphant
s’évader empruntant, cour des vents
avenir clôturé dans la cour des plus grands
stupide humain à vouloir faire la paon !
Migratoire des allées déconvenues
évasion de ces êtres aperçus
gracie moi de cette cage si obtus
enclave, esclave, satisfaire l’individus.
ÉRIC MERCIER
18 avril 2009
Ni faune, Ni flore
Ni faune
Ni flore
Mais monde
De béton
Aux arbres de barreaux
Dehors des chants d’oiseaux
Apaisent les tympans
Dedans
Des hurlements raisonnent
Arrivant aux oreilles en tambourins
Dehors
Si paisible et agréable
De respirer toutes ces
Millier de fleurs
Dedans
Tellement désagréable
De laisser gonfler
Deux poumons pollués
Dehors
Si belle la liberté
Que l’on reste
Aveugle et inconscient
De cette vie
Dedans
Difficile
Cette survie
Rien
D’autre
À ajouter.
David Hotyat
17 avril 2009
On ne sait jamais….
Si tel est pris qui croyait prendre,
Que mal prend aux volereaux de faire les voleurs,
Dans ta sagesse, il ne faut s’y méprendre,
Ami Jean enjôleur.
Volatile en cage est bon professeur,
Sur ce qu’il ne faut commettre comme erreur,
Et il est a penser que successeur,
Comme élève dépasse son maitre captif en son heure .
Cage n’assure nullement gageure,
A aucun oiseleur,
Qu’un jour corbeau glouton,
Élève en son heure ne subtilisera mouton.
Olivier Toussat en référence à la fable: « le corbeau voulant imiter l’aigle » de Jean de la Fontaine »
Être
Il est heureux en cette affaire,
De démontrer si cela est utile,
Et il Ya fort à faire,
Que d’être soi-même n’est pas futile.
Nul n’apprécie en effet à travers le temps,
Personnage même fort bien joué,
Le piège est déjoué,
Arrêtons-nous un instant.
Tombons les masques,
La vérité tous nous démasque,
Un jour ou l’autre il faut s’y faire,
Nul moyen pour s’en défaire
Soyons nous-mêmes,
Le paraître importe peu,
\1 n’y a point d’enthymème,
Se sauve qui peut.
Olivier Toussat en référence à la fable: « le lion et l’âne chassant » de Jean de la Fontaine
Réalité
Le propos est important,
On a toujours besoin chez soi,
D’un plus petit que soi,
Mëme si l’on est bien portant
Nul ne connaît son avenir,
Sauf à prédire catastrophe que l’on fait venir,
La conséquence en est qu’on peut avoir un jour ou l’autre,
Besoin justement de l’autre.
Service rendu en vaut toujours un autre,
Nul ne peut se prémunir d’ëtre à la merci ,
D’un problème ou d’un autre,
Et l’on est bien heureux parfois d’avoir quelqu’un à qui dire merci ,
Alors et c’est moral ,
Prenons le temps et c’est normal,
D’ être un peu moins animal ,
Rustre et balourd quand on nous mande service banal.
Olivier Toussat en référence à la fable: « La colombe et la fourmi » de Jean de la Fontaine
La loi des nombres
La cigale fut fort dépourvue,
Lorsque l’hiver fut venu,
L’histoire est certes connue,
Mais nous pourrions subir une déconvenue.
Imaginons un instant cette brave fourmi,
Une bonne amie,
Qui toute son oseille donne à cette cigale familière,
Mais n’est-ce pas là normal si elle est usurière.
La morale,
Et c’est normal,
Aurait été la même,
Et quoi qu’on y fasse s’aurait été du pareil au même
Et même si ma théorie est pompeuse et fumeuse,
La coupable aurait été victime,
La victime coupable et s’aurait été légitime,
La moralité est que toute apparence peut être trompeuse.
Olivier Toussat en référence à la Fable: « la Cigale et la Fourmie » de jean de la Fontaine
Causes et conséquences
Tout rusé de ses actes,
Doit s’attendre à la pareille,
Car de la réflexion « appareil,
Nota jadis, dont acte.
Il serait intelligent que nul n’oublie,
Que tout acte entraîne conséquences,
Et que déjà pour sentence ou récompense,
L’acte est établi.
Faux alibis ne sont que pas en arrière,
Et sottises ne sont que barrières,
Ayons franchise en paroles et en actes,
Prenons-en acte.
Olivier Toussat en référence à la fable: « Le renard et la cigogne » de Jean de la Fontaine
- Introduction et hommage -
Les deux pigeons bien malheureux,
Des déconvenues survenues à l’un des deux,
Supposèrent au loin un vautour hideux,
Fonçant sur eux et c’est affreux.
Vautour pigeonné à son tour,
Par un miroir aux alouettes,
Et somme toute c’est chouette,
Amorça aussitôt un détour.
L’aigle empereur des airs,
Venu de nulle part ou du désert,
Mais néanmoins du néant,
Ne se montra en rien fainéant.
L’aigle du vautour fît perdre des plumes,
Et justement avec une de ces plumes,
Je puise des gens l’inspiration et de la fontaine,
Des vers qui me permettent de rendre hommage à Jean de la Fontaine.
Olivier Toussat
10 avril 2009
Taulard et compagnie
BZZZ ! fait la mouche
qui s’épuise à tourner
virer virevolter
pour que dale !
Et toi le roi des mouches, tout en prenant ta douche
la regardes gronder, caler, s’exaspérer
dans son bocal…, et c’est normal.
SI c’était ça
être dieu?
C’est une vie, et je survis
en détention, avec pour horizon
ces tristes gens de secte, aux yeux infects.
Exister c’est ça ?
Croire en Dieu !
L’autre par fantaisie ou bien est-ce un pari (?)
dans ,la boite en carton fait fumer son pigeon
qui débecte … un insecte.
C’est comme ça :
il est dieu !
Un autre détenu qu’on appelle « pointu »
moitié débile et brute veut poinçonner des putes
ou de filles de hasard, la nuit dans des hangars!
C’est un ancien para…
qui a oublié Dieu !
Quand le troisième en rut exulte et nous insulte
empalant des cafards sur un dard de cauchemar,
en attendant demain de reprendre un surin!
Faire les cent pas…,
craindre Dieu !
Ces gens, ces malfaisants,
sont mes voisins, mes copains …
ils pourraient me tuer, pour jouer.
Vivre avec ça !?
Pour l’amour de Dieu!
BZZZ ! fait ce dieu
condamné à tomber
marner, s’exaspérer
dans le Mal!
Claude Villata



