
30 janvier 2010
3 janvier 2010
Un cœur avec une roue de secours
Un cœur avec une roue de secours
Sur le rebord du chemin
Je regarde tourner le monde
En me demandant ce que je fais là
Simple spectateur parmi d’autres spectateurs.
Seulement je n’aime pas le bla-bla-bla
Car je préfère être voleur.
Nous avons chacun notre histoire
Chacun notre jardin secret
Certains sont plus noirs
D’autres plus gais.
Je ne fais pas partie des tourments de la société
Car je ne peux rien faire
Car j’ai les mains liées.
J’aimerais pouvoir aider
Des personnes en détresse
Qui demandent un S.O.S.
Seulement je suis un prisonnier
De leur donner beaucoup de chaleur,
Un peu d’amour,
Car je pense avoir un cœur
Avec une roue de secours.
jean jacques
Maman
Tu arpentais les trottoirs de la nuit
Et un jour sans le vouloir, je t’avais suivie
A l’époque ma surprise fut très grande
Car j’étais trop petit pour comprendre.
J’ai encore cette vision musicale
Où pour Strasbourg Saint Denis c’était normal,
Dans ce bar les clients buvaient le champagne
Et que c’était ton refuge pour ne plus avoir mal.
Quand je pleurais tu me serrais dans tes bras
Et je t’aimais malgré tout ça
J’étais ton enfant, seulement un peu plus différent
Car je t’ai toujours aimée Maman.
Je te regardais avec amour
Moi, l’enfant que j’étais,
Tu étais si belle dans tes discours
Où tes absences m’habitaient.
Je me souviens aussi de tous ces amants
Qui souillaient ses draps blancs
Pour un quart d’heure ou pour une heure,
Ces hommes payaient toujours comptant.
Tu étais si belle à mon regard d’enfant
Qu’aujourd’hui je me demande encore
Si le temps a été le plus fort
De pouvoir te dire, je t’aime Maman.
Jean Jacques
Je t’aime
Ma plume glisse sur le papier comme je glisse sur la vie.
Avec quelques chutes souvent.
Ça ne fait rien car je me relève toujours
Ça fait seulement mal et ça finit par guérir.
Il reste quelques cicatrices
Des blessures de guerre.
Aujourd’hui, je joue la montre car je n’ai plus de temps à perdre,
Dans quinze jours j’aurai cinquante ans et je la regarde derrière moi.
Que le temps passe vite !
Je n’ai eu le temps de ne rien faire
Enfin ! Presque !
D’avoir cru que la vie était un long fleuve tranquille
Et au lieu de ça, une partie de ma vie a été un ouragan
Où, sur mon passage, j’ai détruit pas mal de choses.
D’avoir fait du mal à certaines personnes,
De ne pas avoir su dire je t’aime ,
Je t’aime.
J’ai jamais su prendre le temps avec délicatesse
Pour caresser la vie avec tendresse,
Alors jamais pu te dire que tu es ma déesse
Et si je l’ai dit , je l’ai oublié
Car je courais après la vie .
Oh, triste jeunesse! que je déteste ces moments de faiblesse.
Oh, après tout, non! car j’étais dans l’ivresse,
Entre cocaïne, héroïne, whisky, exctasy
Quoi de plus normal d’applaudir mes conneries.
Dans ces moments-là plus rien n’existe.
Que de morts !
V OLIS m’avez laissé tomber sans penser que je vous ai aimés.
Je n’avais pas les mots,
Je n’avais pas les phrases
Car j’étais un idiot.
Parler, ça n’a jamais été ma tasse de thé,
Je préfère l’écriture afin de pouvoir me raconter.
J’étais un combattant d’une autre époque
Avec une seule loi
Car j’étais déjà un condamné.
Je n’avais pas les phrases
Car j’étais un idiot.
jean jacques
13 décembre 2009
NE PAS S’AIMER ENCORE UNE FOIS
Rien
C’était rien qu’un livre d’images
Un jardin pour enfants pas sages
rempli de soleils interdits
C’était rien mais c’était joli
C’était pas une histoire d’amour
Comme j’en rêvais à contre-jour
On s’échangeait seulement l’ chagrin
On s’aimait pas on s’aimait bien
Rien qu’une fois recommencer
Continuer à ne pas s’aimer
Se faire seulement un peu plus chaud
Quand dans les yeux il fait pas beau
Rien qu’une fois faire le voyage
Remonter le temps et les pages
Un matin de pluie souviens-toi
Pour avoir juste un peu moins froid
Ne pas s’aimer encore une fois
Rien
C’était rien qu’une histoire de gosses
Sans voie lactée et sans carrosse
C’était pour faire comme tous les grands
Pour s’en aller juste un instant
C’était presque rien et pourtant
Ça s’en va pas c’est là tout l’ temps
C’est pas à moi ces larmes là
J’ suis presque sûr j’ m’en souviens bien
On s’aimait pas on s’aimait bien
Rien qu’une fois faire à l’envers
Le chemin sous d’autres lumières
Sous d’autres feux d’autres silences
Se naufrager le cœur d’enfance
Rien qu’une fois aller encore
Plus loin qu’aux frontières de la mort
Se noyer de noir et de bleu
Seulement comme ça seulement par jeu
Ne pas s’aimer encore un peu
Pour avoir juste un peu moins froid
Ne pas s’aimer encore une fois.
X.M.
LE PRESENT OUBLIE
J’ai passé ma vie à attendre
ça a commencé tout petit
tout émoussé c’était décembre
que j’attendais le coeur transi
la neige Noël et les cadeaux
les jours venaient pas assez tôt
et puis Noël à peine en cendres
je recommençais à attendre
chocolats et vacances de Pâques
les beures guerrières façon Cosaque
Je repartais comme une fusée
châteaux de sable plages en été
le présent à jamais présent
Après j’ai attendu les tilles
le coeur bancale les rêves en vrille
et puis j’ai attendu l’amour
tous ses allers tous ses retours
reparti dans ma course folle
l’argent pour unique boussole
j’ai attendu mon ascension
les crédits pour une belle maison
et dans la foulée attendu
un enfant de toi pas venu
alors il fallait s’y attendre
chacun sa route sans trop comprendre
encore une fois j’ai attendu
des lettres de toi pas reçues
le présent jeté à la rue
moins tendre et un peu plus rebelle
je suis reparti de plus belle
j’ai attendu j’ai attendu
un week-end au bord de la mer
des ciels d’automne un peu plus clairs
un dimanche fleuri de lilas
un printemps qui ne venait pas
et le présent toujours pas là
j’ai attendu que la roue tourne
que la nuit de moi se détourne
ce à quoi je m’attendais pas
c’est de me trouver un jour là
et de nouveau j’attends j’attends
l’heure des parloirs et le courrier
l’heure du lever l’heure du coucher
les promenades l’heure de la douche
en attendant que vienne le jour
de ma sortie de mon retour
y’ a le présent qui file en douce
ce présent tellement important
qui m’a échappé tout le temps.
X.M.








