LE CERCLE DES POÈTES DÉTENUS

30 janvier 2010

LE COQUELICOT ET LE BLEUET

Filed under: Jean G,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 10:32
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LA BARRIÈRE

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PARLOIR

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SI C’ÉTAIT LE PRINTEMPS

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L’AMOUR NE FINIRA PAS

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LE SARDINIER

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PENSES EMBRUMES

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Frères

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Sous l’aréquier – FIN

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Sous l’aréquier 2

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3 janvier 2010

Un cœur avec une roue de secours

Filed under: Jean Jacques,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:31
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Un cœur avec une roue de secours

Sur le rebord du chemin

Je regarde tourner le monde

En me demandant ce que je fais là

Simple spectateur parmi d’autres spectateurs.

Seulement je n’aime pas le bla-bla-bla

Car je préfère être voleur.

Nous avons chacun notre histoire

Chacun notre jardin secret

Certains sont plus noirs

D’autres plus gais.

Je ne fais pas partie des tourments de la société

Car je ne peux rien faire

Car j’ai les mains liées.

J’aimerais pouvoir aider

Des personnes en détresse

Qui demandent un S.O.S.

Seulement je suis un prisonnier

De leur donner beaucoup de chaleur,

Un peu d’amour,

Car je pense avoir un cœur

Avec une roue de secours.

jean jacques

Maman

Filed under: Jean Jacques,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:27
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Tu arpentais les trottoirs de la nuit

Et un jour sans le vouloir, je t’avais suivie

A l’époque ma surprise fut très grande

Car j’étais trop petit pour comprendre.

J’ai encore cette vision musicale

Où pour Strasbourg Saint Denis c’était normal,

Dans ce bar les clients buvaient le champagne

Et que c’était ton refuge pour ne plus avoir mal.

Quand je pleurais tu me serrais dans tes bras

Et je t’aimais malgré tout ça

J’étais ton enfant, seulement un peu plus différent

Car je t’ai toujours aimée Maman.

Je te regardais avec amour

Moi, l’enfant que j’étais,

Tu étais si belle dans tes discours

Où tes absences m’habitaient.

Je me souviens aussi de tous ces amants

Qui souillaient ses draps blancs

Pour un quart d’heure ou pour une heure,

Ces hommes payaient toujours comptant.

Tu étais si belle à mon regard d’enfant

Qu’aujourd’hui je me demande encore

Si le temps a été le plus fort

De pouvoir te dire, je t’aime Maman.

Jean Jacques

Je t’aime

Filed under: Jean Jacques,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:25
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Ma plume glisse sur le papier comme je glisse sur la vie.

Avec quelques chutes souvent.

Ça ne fait rien car je me relève toujours

Ça fait seulement mal et ça finit par guérir.

Il reste quelques cicatrices

Des blessures de guerre.

Aujourd’hui, je joue la montre car je n’ai plus de temps à perdre,

Dans quinze jours j’aurai cinquante ans et je la regarde derrière moi.

Que le temps passe vite !

Je n’ai eu le temps de ne rien faire

Enfin ! Presque !

D’avoir cru que la vie était un long fleuve tranquille

Et au lieu de ça, une partie de ma vie a été un ouragan

Où, sur mon passage, j’ai détruit pas mal de choses.

D’avoir fait du mal à certaines personnes,

De ne pas avoir su dire je t’aime ,

Je t’aime.

J’ai jamais su prendre le temps avec délicatesse

Pour caresser la vie avec tendresse,

Alors jamais pu te dire que tu es ma déesse

Et si je l’ai dit , je l’ai oublié

Car je courais après la vie .

Oh, triste jeunesse! que je déteste ces moments de faiblesse.

Oh, après tout, non! car j’étais dans l’ivresse,

Entre cocaïne, héroïne, whisky, exctasy

Quoi de plus normal d’applaudir mes conneries.

Dans ces moments-là plus rien n’existe.

Que de morts !

V OLIS m’avez laissé tomber sans penser que je vous ai aimés.

Je n’avais pas les mots,

Je n’avais pas les phrases

Car j’étais un idiot.

Parler, ça n’a jamais été ma tasse de thé,

Je préfère l’écriture afin de pouvoir me raconter.

J’étais un combattant d’une autre époque

Avec une seule loi

Car j’étais déjà un condamné.

Je n’avais pas les phrases

Car j’étais un idiot.

jean jacques

13 décembre 2009

NE PAS S’AIMER ENCORE UNE FOIS

Filed under: LES POÊTES DÉTENUS,XM — webmaster @ 5:38
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Rien

C’était rien qu’un livre d’images

Un jardin pour enfants pas sages

rempli de soleils interdits

C’était rien mais c’était joli

C’était pas une histoire d’amour

Comme j’en rêvais à contre-jour

On s’échangeait seulement l’ chagrin

On s’aimait pas on s’aimait bien

Rien qu’une fois recommencer

Continuer à ne pas s’aimer

Se faire seulement un peu plus chaud

Quand dans les yeux il fait pas beau

Rien qu’une fois faire le voyage

Remonter le temps et les pages

Un matin de pluie souviens-toi

Pour avoir juste un peu moins froid

Ne pas s’aimer encore une fois

Rien

C’était rien qu’une histoire de gosses

Sans voie lactée et sans carrosse

C’était pour faire comme tous les grands

Pour s’en aller juste un instant

C’était presque rien et pourtant

Ça s’en va pas c’est là tout l’ temps

C’est pas à moi ces larmes là

J’ suis presque sûr j’ m’en souviens bien

On s’aimait pas on s’aimait bien

Rien qu’une fois faire à l’envers

Le chemin sous d’autres lumières

Sous d’autres feux d’autres silences

Se naufrager le cœur d’enfance

Rien qu’une fois aller encore

Plus loin qu’aux frontières de la mort

Se noyer de noir et de bleu

Seulement comme ça seulement par jeu

Ne pas s’aimer encore un peu

Pour avoir juste un peu moins froid

Ne pas s’aimer encore une fois.

X.M.

LE PRESENT OUBLIE

Filed under: LES POÊTES DÉTENUS,XM — webmaster @ 5:37
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J’ai passé ma vie à attendre

ça a commencé tout petit

tout émoussé c’était décembre

que j’attendais le coeur transi

la neige Noël et les cadeaux

les jours venaient pas assez tôt

et puis Noël à peine en cendres

je recommençais à attendre

chocolats et vacances de Pâques

les beures guerrières façon Cosaque

Je repartais comme une fusée

châteaux de sable plages en été

le présent à jamais présent

Après j’ai attendu les tilles

le coeur bancale les rêves en vrille

et puis j’ai attendu l’amour

tous ses allers tous ses retours

reparti dans ma course folle

l’argent pour unique boussole

j’ai attendu mon ascension

les crédits pour une belle maison

et dans la foulée attendu

un enfant de toi pas venu

alors il fallait s’y attendre

chacun sa route sans trop comprendre

encore une fois j’ai attendu

des lettres de toi pas reçues

le présent jeté à la rue

moins tendre et un peu plus rebelle

je suis reparti de plus belle

j’ai attendu j’ai attendu

un week-end au bord de la mer

des ciels d’automne un peu plus clairs

un dimanche fleuri de lilas

un printemps qui ne venait pas

et le présent toujours pas là

j’ai attendu que la roue tourne

que la nuit de moi se détourne

ce à quoi je m’attendais pas

c’est de me trouver un jour là

et de nouveau j’attends j’attends

l’heure des parloirs et le courrier

l’heure du lever l’heure du coucher

les promenades l’heure de la douche

en attendant que vienne le jour

de ma sortie de mon retour

y’ a le présent qui file en douce

ce présent tellement important

qui m’a échappé tout le temps.

X.M.

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