
30 janvier 2010
11 janvier 2010
3 janvier 2010
Sur le boulevard de mon enfance
Sur le boulevard de mon enfance
Souvent j’étais seul avec mon silence
De me dire qu’il fait déjà nuit et qu’il faut déjà rentrer
Dans une chambre vide et personne pour me consoler
Sur le boulevard de mon enfance
Je connaissais déjà l’adolescence
J’avais deux amis et ma vie commençait
Avec des jeunes filles que je charmais.
Sur le boulevard de mon enfance
Je marchais avec une certaine assurance
La vie s’ouvrait devant moi
Déjà je me doutais que j’aurais eu des problèmes avec la loi
Sur le boulevard de mon enfance
Ma mère se vendait sans aucune offense
Alors au lieu de devenir avocat je me suis mis hors la loi
Où il a fallu que je me batte avant de devenir le roi
Sur le boulevard de mon enfance
Je peux dire que j’ai connu la souffrance
Depuis mes deux amis sont partis au ciel
Où la mort avait rendez vous avec eux dans une petite ruelle
Sur le boulevard de mon enfance
Aujourd’hui je prie et en silence
Car beaucoup d’années se sont passées
Où je vais aller les rejoindre car je me sais condamné.
Sur le boulevard de mon enfance.
Jean Jacques
Belle jeunesse
J’aime ma rue avec ma bande de copains,
Bien des années se sont passées où je n’en vois plus aucun.
Certains sont morts, d’autres se retrouvent en prison,
Et tout cela parce qu’on a braqué pour avoir du pognon.
Belle jeunesse,
Avec toujours les flics aux fesses.
Nous nous sommes pris au goût du jeu,
Au goût des coups de feu,
Car nous voulions à tout prix appartenir au milieu .
Quand je repense à tout ça, ce qui s’appelle le passé,
Je me dis que j’ai eu beaucoup de chance de ne pas m’être fais butter.
En ce qui me concerne, je me pose encore quelques questions,
Sur une vie qui aurait dût ne pas être la mienne, si on n’aurait pas tué
ma raison , mon amour, ma passion.
Jean jacques
13 décembre 2009
ÉCRIVEZ-MOI
Quatre murs autour de moi
Dimanche en fin de pourquoi
Je pense à vous dedans
J’sais plus quoi faire de tout ce temps
Je m’accroche à des photos
A des images , à des mots
Vous plantez ma mémoire
Et me pliez dans vos mouchoirs
Ecrivez-moi
Et passez de l’autre côté
Ecrivez-moi
Dites-moi ce qui m’est arrivé
Et parlez-moi
Des bleus qu’ils m’ont faits dans le coeur
Écrivez-moi
Je vous répondrai en couleur
Tout ç’qu’on va faire quand je vais sortir
Venez changer mes larmes en sourires
Y’a trop d’aiguilles aux horloges
Trop d’pages au calendrier
Même la peur m’interroge
Elle me demande mes papiers
Et vous, enfertnés dehors
Mes mains vous bavardent encore
Sous des montagnes de ciel
A chaque instant elles vous appellent
Écrivez-moi
Je suis orphelin d’amitié
Écrivez-moi
J’trouve plus personne pour m’adopter
Et parlez-moi
Du soleil qui m’attend dehors
Écrivez-moi
Dites-moi que je ne suis pas mort
Venez la nuit panser mes blessures
Et dessiner des portes à mes murs
Écrivez-moi
Ma vie est dans vos encriers
Écrivez-moi
Ne la laissez pas s’assécher
Et parlez-moi
De tout ce que j’aimais hier
Écrivez-moi
Venez rallumer la lumière
Devant mes yeux, dessous mes paupières
Juste le temps qu’il fasse un peu plus clair
Écrivez-moi
La solitude dort dans mon lit
Écrivez-moi
Ici je n’ai qu’elle pour amie
Et parlez-moi
Des étoiles qui dorment dans ma tête
Écrivez-moi
Et racontez-moi qu’elles sont prêtes
a me donner la plus belle des clés
Celle qui conduit à la liberté.
XM
17 avril 2009
Réalité
Le propos est important,
On a toujours besoin chez soi,
D’un plus petit que soi,
Mëme si l’on est bien portant
Nul ne connaît son avenir,
Sauf à prédire catastrophe que l’on fait venir,
La conséquence en est qu’on peut avoir un jour ou l’autre,
Besoin justement de l’autre.
Service rendu en vaut toujours un autre,
Nul ne peut se prémunir d’ëtre à la merci ,
D’un problème ou d’un autre,
Et l’on est bien heureux parfois d’avoir quelqu’un à qui dire merci ,
Alors et c’est moral ,
Prenons le temps et c’est normal,
D’ être un peu moins animal ,
Rustre et balourd quand on nous mande service banal.
Olivier Toussat en référence à la fable: « La colombe et la fourmi » de Jean de la Fontaine
10 avril 2009
Taulard et compagnie
BZZZ ! fait la mouche
qui s’épuise à tourner
virer virevolter
pour que dale !
Et toi le roi des mouches, tout en prenant ta douche
la regardes gronder, caler, s’exaspérer
dans son bocal…, et c’est normal.
SI c’était ça
être dieu?
C’est une vie, et je survis
en détention, avec pour horizon
ces tristes gens de secte, aux yeux infects.
Exister c’est ça ?
Croire en Dieu !
L’autre par fantaisie ou bien est-ce un pari (?)
dans ,la boite en carton fait fumer son pigeon
qui débecte … un insecte.
C’est comme ça :
il est dieu !
Un autre détenu qu’on appelle « pointu »
moitié débile et brute veut poinçonner des putes
ou de filles de hasard, la nuit dans des hangars!
C’est un ancien para…
qui a oublié Dieu !
Quand le troisième en rut exulte et nous insulte
empalant des cafards sur un dard de cauchemar,
en attendant demain de reprendre un surin!
Faire les cent pas…,
craindre Dieu !
Ces gens, ces malfaisants,
sont mes voisins, mes copains …
ils pourraient me tuer, pour jouer.
Vivre avec ça !?
Pour l’amour de Dieu!
BZZZ ! fait ce dieu
condamné à tomber
marner, s’exaspérer
dans le Mal!
Claude Villata
L’âne et l’enfant
« Donne moi ce gros chardon
tout bleu et tendre qui me tente »,
disait tout grison le vieil âne
derrière ses piquets de clôture
en tendant vers moi l’encolure
le matin de nos promenades
au chemin buissonnier en pente
où je traînais jeune garçon.
Moi j’allais encore à l’école
et le vieil âne m’attendait
chaque matin près du grillage
de son enclos mélancolique…
Il écoutait ma rhétorique
avec un air très doux et sage
donnant son front à caresser
à ma cousinette Carole…
que je soulevais dans mes bras,
souriante dans son babil
offrant une poignée de fleurs
à ce gentil « Nanami »…
Carole vivait sa Trisomie ,
pauvre petit bout de coeur
que de stupides imbéciles
avaient nommée « Gogolita ».
Durant des années nous passions
ce chemin de ronces et de mûres
et le vieil âne était content
de nous partager tant d’Amour…
Carole est partie sans retour
avec ce sourire confiant
dans un paradis de verdure;
l’âne aussi le vieux Grison …
Il reste bien trop d’amertume
dans nos amours d’enfants déçus,
l’âne et Carole sont ailleurs,
là où ils pourront être heureux…
Je rêve jouer avec eux
désirant croire en leur bonheur
de sentiment tout ingénu
loin de ces temps qui nous consument.
Claude Villata
ATTENTION
Tu Peux Apporter
Tout L’or Du Monde
Lui Eux
Sont Dedans
Toi Es Dehors
Au Chaud
Dans Ta Bagnole
Tu Peux Apporter
Ta Poésie
Tes Jolis Mots
Ton Amitié
Même Ton Amour
Lui Eux
Sont Dedans
Toi Dehors
Tu Peux Apporter
Ton Coeur
Tes Tripes
Ton Temps
Longtemps
Lui Eux
Sont Dedans
Toi Dehors
Tu Entres
Tu Sort
Eux Entrent
Et Restent
Nuance
Une Gomme
Trois Feuilles
Et Deux Stylos
Rigolo
Mais Eux
Apportent
Sans Y Penser
Coeur
Regard
Chaleur
Amitié
Et Quelques Mots
Sur Le Papier
Ici Attention
Qui Est Dehors
Qui Est Dedans ?
Pas Toujours
Qui On Croit!
Invité D’une Heure
Ou Deux
Attention !
Jacques Yves Bérard
9 avril 2009
CABOSSE DE PARTOUT
Ils m’interpellent
Pour se confier
Lançant des appels
Désespérés.
Ils aiment mes discours
Rassurants et positifs
Ce qui crée une cour
Auprès de moi actif.
J’écoute beaucoup
Et prends sur moi
Tous les durs coups
De leurs émois.
Je leur renvois leur image
D’une certaine idée d’eux
Pour qu’ils se voient en sages
Acceptés par les dieux.
Je m’oublie pour écouter
J’écoute et j’engrange
Leurs histoires pavées
De ce qui les dérange.
Mais au final vraiment
J’en ressors cabossé de partout
Par la douleur du délinquant
Que je partage malgré tout.
Jean Pierre Gueye
20 mars 2009
je vous emmène en ballade
Je vous emmène en ballade,
Dès que mon cœur respire
que le votre se durcit
que la lumière baisse,
que le vent faibli
je vous emmène en ballade
A travers ce que je vois, ce que je sens
à travers la ville, à travers les champs
je vous emmène
Je vous emmène dans ma voiture
sur mon vélo,
en train,
en avion
en bateau…
Je vous emmène
quand je serre un arbre,
mes enfants,
mon ami(e)…
Je vous emmène,
en vacance,
au sommet d’une montagne,
en forêt,
à la plage,
sur la terrasse d’un café
quand je sors d’ici
Partout ou il fait chaud
ou l’horizon s’éclaircit
partout loin du froid
pour prendre tout ça avec poésie
Depuis que vous m’avez si chaleureusement accueilli
Je vous emmène partout avec moi
J’ai à présent plus d’espace
Depuis que vous m’avez ouvert votre cœur
le mien c’est agrandi
Merci.
éric.b 20/03/09
19 mars 2009
en lisant vos poésies
En lisant vos poésies
vous m’avez ramené à la vie
ouvert les portes de mon quotidien
aéré mes habitudes et mes petites manies
En lisant vos poésies
mon regard s’est posé délicatement
sur ce qui me paraissait acquis
Le fait de prendre une douche chaude
de s’endormir dans le silence et des draps propres
de partager un repas choisi, seul ou entre amis
d’ouvrir une fenêtre, une porte sans devoir la refermer.
le fait de sortir, sans pour autant devoir rentrer.
de choisir, sans pour autant renoncer.
En lisant vos poésies
vous m’avez ramené à la vie
ouvert les yeux, réappris à parler
En lisant vos poésies
j’ai été touché par ce qui nous relie
par cette humanité qui rend si précieuse la vie.
éric.b 12/03/09


