LE CERCLE DES POÈTES DÉTENUS

11 janvier 2010

Nuit saharienne – rose bleue 2

Filed under: André,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:11
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Un poète

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La tombe de l’escargot

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La rose bleue

Filed under: André,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:05
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MARIE MARIA

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Marie Maria

Parle-moi juste un peu

De cet homme aux yeux bleus

Ton bébé ton petit

Qui a donné sa vie

Prends-le à tes côtes

Il faut le protéger

Serre-le fort dans tes bras

Qu’il ne revienne pas

AUJOURD’HUI IL FAIT FROID

DANS LE COEUR DES ÉGLISE

DESCEND-LE DE SA CROIX

REMETS-LUI SA CHEMISE

Marie Maria

Réchauffe-le un peu

Qu’il soit moins malheureux

Berce-Ie doucement

C’est encore un enfant

1 Il a assez pleure

Il faut le protéger

Il nous a tant aimé

Déjà tellement donné

MÊME SI LE MONDE AMAL

TROP WIN DE TON ENFANT

QUE CHAQUE CATHÉDRALE

PLEURE DES LARMES DE SANG

Marie Maria

Retiens-le dans tes bras

Qu’il reste auprès de toi

Regarde comme il est pale

Enveloppe-le d’étoiles

Je laisserai ma peine

Se noyer dans mes veines

Et mon besoin de lui

Dans mon âme bien enfoui

Il faut beaucoup d’amour

Pour dire à ceux qu’on aime

Surtout ne reviens pas

Ici j’ai peur pour toi

Il faut beaucoup d’amour

Vraiment beaucoup d’amour

Pour te dire reviens pas

Moi qui n’attends que toi.

X.M.

3 janvier 2010

Un cœur avec une roue de secours

Filed under: Jean Jacques,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:31
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Un cœur avec une roue de secours

Sur le rebord du chemin

Je regarde tourner le monde

En me demandant ce que je fais là

Simple spectateur parmi d’autres spectateurs.

Seulement je n’aime pas le bla-bla-bla

Car je préfère être voleur.

Nous avons chacun notre histoire

Chacun notre jardin secret

Certains sont plus noirs

D’autres plus gais.

Je ne fais pas partie des tourments de la société

Car je ne peux rien faire

Car j’ai les mains liées.

J’aimerais pouvoir aider

Des personnes en détresse

Qui demandent un S.O.S.

Seulement je suis un prisonnier

De leur donner beaucoup de chaleur,

Un peu d’amour,

Car je pense avoir un cœur

Avec une roue de secours.

jean jacques

Sur le boulevard de mon enfance

Filed under: Jean Jacques,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:30
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Sur le boulevard de mon enfance

Souvent j’étais seul avec mon silence

De me dire qu’il fait déjà nuit et qu’il faut déjà rentrer

Dans une chambre vide et personne pour me consoler

Sur le boulevard de mon enfance

Je connaissais déjà l’adolescence

J’avais deux amis et ma vie commençait

Avec des jeunes filles que je charmais.

Sur le boulevard de mon enfance

Je marchais avec une certaine assurance

La vie s’ouvrait devant moi

Déjà je me doutais que j’aurais eu des problèmes avec la loi

Sur le boulevard de mon enfance

Ma mère se vendait sans aucune offense

Alors au lieu de devenir avocat je me suis mis hors la loi

Où il a fallu que je me batte avant de devenir le roi

Sur le boulevard de mon enfance

Je peux dire que j’ai connu la souffrance

Depuis mes deux amis sont partis au ciel

Où la mort avait rendez vous avec eux dans une petite ruelle

Sur le boulevard de mon enfance

Aujourd’hui je prie et en silence

Car beaucoup d’années se sont passées

Où je vais aller les rejoindre car je me sais condamné.

Sur le boulevard de mon enfance.

Jean Jacques

soldat

Filed under: Jean Jacques,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:29
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Soldat de la nuit,

Soldat de la vie,

Soldat de l’amour,

Soldat pour toujours.

A travers mes turbulences

J’étais toujours en pleine errance

A la recherche de ma violence,

Je ne J’avais pas tout à fait compris

Car personne ne m’avait expliqué la vie.

Aujourd’hui, seul dans le désert,

Je ne trouve plus aucun sens au mot patrie.

Soldat j’étais,

Soldat je suis,

Soldat je mourrai.

J’ai brûlé les kilomètres de ma rue

Pour m’apercevoir qu’il me reste un vécu

Et de cela, j’en ferai bon usage

Comme pour le pardon de devenir sage.

Pardon pour le mal,

Pardon pour tout ce mal

Car il y a plus de trous à creuser,

Car j’ai pardonné.

Jean jacques

Proverbe

Filed under: Jean Jacques,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:28
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J’étais jeune, j’étais beau, j’étais con,

Toujours à l’affut d’une gonzesse à jupon

Qui tombait dans mes bras au moindre violon

C’était JP qui, à l’époque, n’avait rien dans le citron.

Je me cachais derrière mon arme

Pour ne pas verser une larme.

J’avais 15 ans sans rien connaitre d’une vie qui allait

Devenir l’enfer avec mes frères d’armes.

Aujourd’hui je pleure mes amis morts pour une cause antisociale.

Bien des années se sont passées

Et depuis j’ai bien changé.

Maintenant je suis à l’écoute, et prés à défendre celui qui est en danger.

Mon proverbe dit ceci: vaut mieux être pauvre et être en liberté que

Riche et être enfermé.

Jean jacques

Maman

Filed under: Jean Jacques,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:27
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Tu arpentais les trottoirs de la nuit

Et un jour sans le vouloir, je t’avais suivie

A l’époque ma surprise fut très grande

Car j’étais trop petit pour comprendre.

J’ai encore cette vision musicale

Où pour Strasbourg Saint Denis c’était normal,

Dans ce bar les clients buvaient le champagne

Et que c’était ton refuge pour ne plus avoir mal.

Quand je pleurais tu me serrais dans tes bras

Et je t’aimais malgré tout ça

J’étais ton enfant, seulement un peu plus différent

Car je t’ai toujours aimée Maman.

Je te regardais avec amour

Moi, l’enfant que j’étais,

Tu étais si belle dans tes discours

Où tes absences m’habitaient.

Je me souviens aussi de tous ces amants

Qui souillaient ses draps blancs

Pour un quart d’heure ou pour une heure,

Ces hommes payaient toujours comptant.

Tu étais si belle à mon regard d’enfant

Qu’aujourd’hui je me demande encore

Si le temps a été le plus fort

De pouvoir te dire, je t’aime Maman.

Jean Jacques

Le passé

Filed under: Jean Jacques,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:26
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De revisiter le passé me fait du bien

Avec mes rires et mes larmes

Aujourd’hui tu me tends la main

Et je la prends car je n’ai plus d’arme.

Je danse, danse sur cette musique

Et sur une au lointain,

je me souviens

M’entendre dire que la vie est magique.

A quinze ans j’ai voulu faire comme les grands

Gangsters ou bandits, ce sont toujours des interdits

Et il a fallu payer comptant

Car dans ma profession il y a pas de crédit.

L’océan coule dans mes veines

Mon coeur palpite en pensant à toi

En attendant je purge ma peine

Pour essayer de marcher droit.

Jean jacques

Je t’aime

Filed under: Jean Jacques,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:25
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Ma plume glisse sur le papier comme je glisse sur la vie.

Avec quelques chutes souvent.

Ça ne fait rien car je me relève toujours

Ça fait seulement mal et ça finit par guérir.

Il reste quelques cicatrices

Des blessures de guerre.

Aujourd’hui, je joue la montre car je n’ai plus de temps à perdre,

Dans quinze jours j’aurai cinquante ans et je la regarde derrière moi.

Que le temps passe vite !

Je n’ai eu le temps de ne rien faire

Enfin ! Presque !

D’avoir cru que la vie était un long fleuve tranquille

Et au lieu de ça, une partie de ma vie a été un ouragan

Où, sur mon passage, j’ai détruit pas mal de choses.

D’avoir fait du mal à certaines personnes,

De ne pas avoir su dire je t’aime ,

Je t’aime.

J’ai jamais su prendre le temps avec délicatesse

Pour caresser la vie avec tendresse,

Alors jamais pu te dire que tu es ma déesse

Et si je l’ai dit , je l’ai oublié

Car je courais après la vie .

Oh, triste jeunesse! que je déteste ces moments de faiblesse.

Oh, après tout, non! car j’étais dans l’ivresse,

Entre cocaïne, héroïne, whisky, exctasy

Quoi de plus normal d’applaudir mes conneries.

Dans ces moments-là plus rien n’existe.

Que de morts !

Vous m’avez laissé tomber sans penser que je vous ai aimés.

Je n’avais pas les mots,

Je n’avais pas les phrases

Car j’étais un idiot.

Parler, ça n’a jamais été ma tasse de thé,

Je préfère l’écriture afin de pouvoir me raconter.

J’étais un combattant d’une autre époque

Avec une seule loi

Car j’étais déjà un condamné.

Je n’avais pas les phrases

Car j’étais un idiot.

jean jacques

Belle jeunesse

Filed under: Jean Jacques,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:23
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J’aime ma rue avec ma bande de copains,

Bien des années se sont passées où je n’en vois plus aucun.

Certains sont morts, d’autres se retrouvent en prison,

Et tout cela parce qu’on a braqué pour avoir du pognon.

Belle jeunesse,

Avec toujours les flics aux fesses.

Nous nous sommes pris au goût du jeu,

Au goût des coups de feu,

Car nous voulions à tout prix appartenir au milieu .

Quand je repense à tout ça, ce qui s’appelle le passé,

Je me dis que j’ai eu beaucoup de chance de ne pas m’être fais butter.

En ce qui me concerne, je me pose encore quelques questions,

Sur une vie qui aurait dût ne pas être la mienne, si on n’aurait pas tué

ma raison , mon amour, ma passion.

Jean jacques

31 décembre 2009

La rose bleue

Filed under: André,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 5:53
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Bleue, cette rose nous surprend,
elle n’est pas de ce monde,
jadis peut être elle le fut.

Admiration, fascination
beauté irréelle,
soudain sous le charme,
elle nous transporte délicatement
vers les mystères de l’infini
juste devant le seuil
isolant l’homme de ceux qui conduisent son destin
et l’après midi.

Bleue, cette rose nous projette
vers notre accomplissement total,
sans limite,
vers la grande connaissance,
vers le grand secret,
elle représente
notre recherche perpétuelle
et acharnée de la perfection
que la nature humaine
ne peut atteindre
mais qui nous sert de repère ;

Bleue, cette rose
nous fait pénétrer dans la profondeur
de la profondeur de la lumière de la vérité.
Songe d’immortalité,
pensée créatrice, rêves, imaginaire fécond, inspiration,
c’est l’autre côté du miroir, l’inaccessible pourtant si proche,
renaissance mystique,
grande sagesse que chacun possède
dans la profondeur de son âme,
mais que parviennent a découvrir.

Bleue, cette rose
est ce qui devienne de plus précieux
eu
l’être humain,
le diamant de son cœur,
l’amour idéal

Auquel celui ci aspire
du plus profond de sa passion
son éternelle quête de l’absolu.

ANDRÉ

13 décembre 2009

UN BON CONSEIL

Filed under: LES POÊTES DÉTENUS,XM — webmaster @ 5:43
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Un bon conseil, toi qui arrives

Qui viens de nulle part ou d’ailleurs

Ici, il y’a qu’une règle à suivre

Et il faut l’apprendre par coeur

Ne sois ami avec aucun

Mais sois copain avec tout l’monde

Parç’qu’un beau soir ou un matin

Bien plus violent qu’un jet de fronde

L’ami que tu t’étais choisi

Longueur d’onde au fil du rasoir

Côté promenade et poésie

Côté coeur et côté couloir

Vient tambouriner à ta porte

Tout essoufilé, le rire dehors

Le bégaiement presqu’en escorte

Il te hurle que demain il sort

Il ne voit pas, il n’entend pas

Que toi, figé dans ta cellule

D’un seul coup t’as encore plus froid

Alors t’avales la pilule

Dans son départ danse ta peur

Mais faut surtout pas lui montrer

Dans sa voix y’a tant de bonheur

Tu vas pas te mettre à pleurer

Tu t’entends lui dire que c’est bien

Que t’es content, qu’il le mérite

Mais tout s’effondre dans tes mains

Le vide encore une fois s’invite

Ce vide que tu connais déjà

Revient plus glacial que jamais

A nouveau il t’ouvre les bras

Même si il sait que tu le hais

Tu as beau lui tourner le dos

Lui dire que t’es plus fort que lui

Il revient pour te faire la peau

Et peindre ton regard en pluie

Les pas de ton ami s’éloignent

Dans la solitude du couloir

Et ton chagrin devient montagne

A plus rien entendre ni voir

Derrière la porte tu as mal

Mais tous tes cris restent en dedans

Ton ciel perd encore une étoile

Et t’es encore plus seul qu’avant.
XM

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