LE CERCLE DES POÈTES DÉTENUS

30 janvier 2010

Sous l’aréquier – FIN

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Sous l’aréquier 2

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Sous l’aréquier

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Ce chien

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L’enfer

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11 janvier 2010

Nuit saharienne – rose bleue 2

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Un poète

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La tombe de l’escargot

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La rose bleue

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MARIE MARIA

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Marie Maria

Parle-moi juste un peu

De cet homme aux yeux bleus

Ton bébé ton petit

Qui a donné sa vie

Prends-le à tes côtes

Il faut le protéger

Serre-le fort dans tes bras

Qu’il ne revienne pas

AUJOURD’HUI IL FAIT FROID

DANS LE COEUR DES ÉGLISE

DESCEND-LE DE SA CROIX

REMETS-LUI SA CHEMISE

Marie Maria

Réchauffe-le un peu

Qu’il soit moins malheureux

Berce-Ie doucement

C’est encore un enfant

1 Il a assez pleure

Il faut le protéger

Il nous a tant aimé

Déjà tellement donné

MÊME SI LE MONDE AMAL

TROP WIN DE TON ENFANT

QUE CHAQUE CATHÉDRALE

PLEURE DES LARMES DE SANG

Marie Maria

Retiens-le dans tes bras

Qu’il reste auprès de toi

Regarde comme il est pale

Enveloppe-le d’étoiles

Je laisserai ma peine

Se noyer dans mes veines

Et mon besoin de lui

Dans mon âme bien enfoui

Il faut beaucoup d’amour

Pour dire à ceux qu’on aime

Surtout ne reviens pas

Ici j’ai peur pour toi

Il faut beaucoup d’amour

Vraiment beaucoup d’amour

Pour te dire reviens pas

Moi qui n’attends que toi.

X.M.

3 janvier 2010

Un cœur avec une roue de secours

Filed under: Jean Jacques,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:31
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Un cœur avec une roue de secours

Sur le rebord du chemin

Je regarde tourner le monde

En me demandant ce que je fais là

Simple spectateur parmi d’autres spectateurs.

Seulement je n’aime pas le bla-bla-bla

Car je préfère être voleur.

Nous avons chacun notre histoire

Chacun notre jardin secret

Certains sont plus noirs

D’autres plus gais.

Je ne fais pas partie des tourments de la société

Car je ne peux rien faire

Car j’ai les mains liées.

J’aimerais pouvoir aider

Des personnes en détresse

Qui demandent un S.O.S.

Seulement je suis un prisonnier

De leur donner beaucoup de chaleur,

Un peu d’amour,

Car je pense avoir un cœur

Avec une roue de secours.

jean jacques

Sur le boulevard de mon enfance

Filed under: Jean Jacques,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:30
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Sur le boulevard de mon enfance

Souvent j’étais seul avec mon silence

De me dire qu’il fait déjà nuit et qu’il faut déjà rentrer

Dans une chambre vide et personne pour me consoler

Sur le boulevard de mon enfance

Je connaissais déjà l’adolescence

J’avais deux amis et ma vie commençait

Avec des jeunes filles que je charmais.

Sur le boulevard de mon enfance

Je marchais avec une certaine assurance

La vie s’ouvrait devant moi

Déjà je me doutais que j’aurais eu des problèmes avec la loi

Sur le boulevard de mon enfance

Ma mère se vendait sans aucune offense

Alors au lieu de devenir avocat je me suis mis hors la loi

Où il a fallu que je me batte avant de devenir le roi

Sur le boulevard de mon enfance

Je peux dire que j’ai connu la souffrance

Depuis mes deux amis sont partis au ciel

Où la mort avait rendez vous avec eux dans une petite ruelle

Sur le boulevard de mon enfance

Aujourd’hui je prie et en silence

Car beaucoup d’années se sont passées

Où je vais aller les rejoindre car je me sais condamné.

Sur le boulevard de mon enfance.

Jean Jacques

soldat

Filed under: Jean Jacques,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:29
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Soldat de la nuit,

Soldat de la vie,

Soldat de l’amour,

Soldat pour toujours.

A travers mes turbulences

J’étais toujours en pleine errance

A la recherche de ma violence,

Je ne J’avais pas tout à fait compris

Car personne ne m’avait expliqué la vie.

Aujourd’hui, seul dans le désert,

Je ne trouve plus aucun sens au mot patrie.

Soldat j’étais,

Soldat je suis,

Soldat je mourrai.

J’ai brûlé les kilomètres de ma rue

Pour m’apercevoir qu’il me reste un vécu

Et de cela, j’en ferai bon usage

Comme pour le pardon de devenir sage.

Pardon pour le mal,

Pardon pour tout ce mal

Car il y a plus de trous à creuser,

Car j’ai pardonné.

Jean jacques

Proverbe

Filed under: Jean Jacques,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:28
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J’étais jeune, j’étais beau, j’étais con,

Toujours à l’affut d’une gonzesse à jupon

Qui tombait dans mes bras au moindre violon

C’était JP qui, à l’époque, n’avait rien dans le citron.

Je me cachais derrière mon arme

Pour ne pas verser une larme.

J’avais 15 ans sans rien connaitre d’une vie qui allait

Devenir l’enfer avec mes frères d’armes.

Aujourd’hui je pleure mes amis morts pour une cause antisociale.

Bien des années se sont passées

Et depuis j’ai bien changé.

Maintenant je suis à l’écoute, et prés à défendre celui qui est en danger.

Mon proverbe dit ceci: vaut mieux être pauvre et être en liberté que

Riche et être enfermé.

Jean jacques

Maman

Filed under: Jean Jacques,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:27
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Tu arpentais les trottoirs de la nuit

Et un jour sans le vouloir, je t’avais suivie

A l’époque ma surprise fut très grande

Car j’étais trop petit pour comprendre.

J’ai encore cette vision musicale

Où pour Strasbourg Saint Denis c’était normal,

Dans ce bar les clients buvaient le champagne

Et que c’était ton refuge pour ne plus avoir mal.

Quand je pleurais tu me serrais dans tes bras

Et je t’aimais malgré tout ça

J’étais ton enfant, seulement un peu plus différent

Car je t’ai toujours aimée Maman.

Je te regardais avec amour

Moi, l’enfant que j’étais,

Tu étais si belle dans tes discours

Où tes absences m’habitaient.

Je me souviens aussi de tous ces amants

Qui souillaient ses draps blancs

Pour un quart d’heure ou pour une heure,

Ces hommes payaient toujours comptant.

Tu étais si belle à mon regard d’enfant

Qu’aujourd’hui je me demande encore

Si le temps a été le plus fort

De pouvoir te dire, je t’aime Maman.

Jean Jacques

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