Ma plume glisse sur le papier comme je glisse sur la vie.
Avec quelques chutes souvent.
Ça ne fait rien car je me relève toujours
Ça fait seulement mal et ça finit par guérir.
Il reste quelques cicatrices
Des blessures de guerre.
Aujourd’hui, je joue la montre car je n’ai plus de temps à perdre,
Dans quinze jours j’aurai cinquante ans et je la regarde derrière moi.
Que le temps passe vite !
Je n’ai eu le temps de ne rien faire
Enfin ! Presque !
D’avoir cru que la vie était un long fleuve tranquille
Et au lieu de ça, une partie de ma vie a été un ouragan
Où, sur mon passage, j’ai détruit pas mal de choses.
D’avoir fait du mal à certaines personnes,
De ne pas avoir su dire je t’aime ,
Je t’aime.
J’ai jamais su prendre le temps avec délicatesse
Pour caresser la vie avec tendresse,
Alors jamais pu te dire que tu es ma déesse
Et si je l’ai dit , je l’ai oublié
Car je courais après la vie .
Oh, triste jeunesse! que je déteste ces moments de faiblesse.
Oh, après tout, non! car j’étais dans l’ivresse,
Entre cocaïne, héroïne, whisky, exctasy
Quoi de plus normal d’applaudir mes conneries.
Dans ces moments-là plus rien n’existe.
Que de morts !
Vous m’avez laissé tomber sans penser que je vous ai aimés.
Je n’avais pas les mots,
Je n’avais pas les phrases
Car j’étais un idiot.
Parler, ça n’a jamais été ma tasse de thé,
Je préfère l’écriture afin de pouvoir me raconter.
J’étais un combattant d’une autre époque
Avec une seule loi
Car j’étais déjà un condamné.
Je n’avais pas les phrases
Car j’étais un idiot.
jean jacques
merveilleux texte j’adore
Commentaire par clochette — 6 septembre 2011 @ 8:48 |