Être, au-delà du paraître,
sans l’ombre d’un hêtre,
exister pour ne point disparaître
dans l’ambre d’un soir à naître.
Chaque instant, comme une naissance,
chaque matin, comme existence,
chaque chagrin, comme convalescence,
chaque amour, comme une essence.
Exister au delà des contours
respect d’autrui, de sa cour
être d’une humeur troubadour
pour exister, nourris toi d’amour.
Désir instantané, sans aucun ridicule
féconder une étoile, pour parfaire l’ovule
féconder une fleur, pour chérir l’opercule
enfin exister, au sortir de ma bulle.
Être issu du firmament
né de poussière, appelée parents
exister de par le présent
du futur, tu en es l’enfant…
ÉRIC MERCIER