A l’écart de nos portes closes,
Chez nous un beau jour ils se posent.
Sous leurs doigts, en apothéose,
Fleurie d épines et de roses,
Issue des rythmes andalous
La musique jaillit d’un coup
Du fond des temps, d’on ne sait où.
Efflanqués et maigres, ces loups
A jamais enfuis de nos cages
Généreux et fous et sauvages
Sans possessions et sans bagages
Eux, libres enfants des rois mages
Par leurs regards incandescents,
Leurs sortilèges envoûtants
Nous parlent de leur peuple errant
C’est le temps, je chant des gitans,
Tantôt sombre, et tan tôt clair!
Parlant la langue de leurs pères
Il a franchi les monts, les mers
Embrasant les coeurs et la chair.
Paul Henri Lezac
On “pars” avec vos mots… c’est magnifique… comme un chant gitan!
Commentaire par lillithlanoire — 26 août 2009 @ 3:56 |