LE CERCLE DES POÈTES DÉTENUS

18 avril 2009

Je suis là à écrire

Filed under: David,LES POÊTES DÉTENUS — webmaster @ 7:49
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Je suis là à écrire Sur ce petit coin de table Je ne sais pas trop Ce que pourrait Me dire mon stylo J’ai beau le regarder C’est le vide en moi Je n’arrive même pas À penser à quelque chose Tant cette épreuve carcérale Me dévore et m’absorbe Au fil du temps J’ai beau me dire Fort physiquement et psychologiquement Cet enfer Finit par dévorer sans que l’on s’en Rende compte où bien Que l’on ne veuille pas Accepter la réalité Une vie qui passe à une survie Ça ne va pas dans l’ordre des choses Il y a une trop grande différence Une trop grande perte Du quotidien Et de soi aussi Un trop grand choc Qui surgit d’une souffrance Que l’on arrive Difficilement à gérer C’est pourquoi Je pense qu’il vaut mieux Garder les yeux fermés Rester complètement vide de l’intérieur Et partir je ne sais où. David

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4 commentaires »

  1. je vous écris de Colomiers à côté de Toulouse.
    J’ai assuré un bénévolat en 2008 à l’intérieur du CD de Muret. Je suis aussi en correspondance avec trois détenus (dont une femme).
    J’écoute je lis je comprends tous ces mots qui sont les vôtres, qui sont dérangeants. Parler de votre difficile survie si humainement et intelligemment, encore, non rien n’est perdu. Pardon ! Mais tenez, tenez bon !

    Commentaire par ARNOUX — 26 mai 2009 @ 10:33 | Répondre

  2. merci pouur lui il en a besoin

    Commentaire par mickael d — 28 juin 2010 @ 12:38 | Répondre

  3. je visite se site de temp en temp et je repar tj émue de voir ke dérriere c ligne se cache d personne avc du coeur ,d sentiments ….. je vous envoy tt mon soutien et espérent ke demain sera un jour meilleur.avc toute mon afféction. jessica

    Commentaire par jessica — 7 août 2010 @ 12:48 | Répondre

  4. Bonsoir, et effectivement il semble trés utiles d’écrire au lieu de se laisser mourir c’est un triste sort que celui de ne pouvoir accépter se triste réalité c’est vraie!
    et de ne pouvoir en sortir que par l’écrit, cela doit étre dur trés dur, mais est ce que cela nous renvoie au mal que l’on n’a pu faire? au tord ?, cette acte sans retour ne doit il pas étre assumer accépter par tous, criminel, victime!
    qui souffre le plus;vous ou eux.
    Jolie poéme, mais incipide et sans fond, tant la douleur et le mépris dont vous avez su faire preuve et grand et lui même sans fond, l’abime du mal on n’en ressort jamais idémne car ce qu’on n’y voit et souvent destructeur, les yeux, dernier regard, dernier gémissement, c’est un bien triste sort…..celui qui donne la mort.

    Commentaire par armand — 5 décembre 2011 @ 7:35 | Répondre


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