Aux barbelés des camps et des prisons
Eclosent d’étranges fleurs d’espérance
Nées de la peur, des cris, de l’ignorance
Qu’un coeur parfois fait devenir chanson
Et de ces peurs, de ces coeurs, de ces fleurs
Et de ces ronces et de ces fers rouillés
Un fruit parfois vient à maturité,
Un fruit poussé au terreau du malheur.
Et il prend là des noms bien différents,
Couleur du regard que chacun lui porte,
Arrête-toi et laisse filer le temps.
Le temps ici hélas est démesure
La liberté perçue entre deux portes,
Et fleurs de salpêtre sur les vieux murs.
Paul Henri Lezac