Un mort c’est bizarre
froid livide étendu
avec son sang qui goutte
en perles éclatées
et flaque de poix rouge.
L’on appelle… l’on bouge
autour d’un corps figé,
et une arme s’encroûte,
tombée du poing déçu
d’avoir tremblé trop tard.
L’assassin plein de haine
voudrait frapper encore…
l’autre ne valait mieux!
Le trois juin cette année
sera mort poignardé,
pour rien, “homme sans Dieu
dont ne reste qu’un corps
et de mauvaise graine.
Le voleur, l’assassin,
comment faut-il y croire?
Le juge va gagner
et l’autre va croupir
vingt ans sans repentir,
pour ne savoir aimer,
et cela fait la gloire
de son triste destin.
Claude Villata
Claude, j’aime vraiment beaucoup votre style. Vous faites passer de réelles émotions dans vos poèmes et vous vous livrez toutes tripes dehors… ce que font les vrais poètes! Bravo!
Commentaire par lillithlanoire — 26 août 2009 @ 3:33 |