On tourne en rond dans cette pièce étroite
On sait bien que l’on est coincé
Rien sur notre gauche et rien sur notre droite
Rien à faire dans cette cellule fermée.
Le regard se lance dans le vide
La pensée transperce les barreaux
Et même si je fais un bide
Je me prends parfois pour Zorro.
Il faut bien contredire I’idée
De l’homme perdu dans sa vie
Il faut bien prédire le prochain été
Période où tout le monde rit.
Et il y a le retour à ce monde chimérique
Les clés tintent et les voix s’entrechoquent
Rien à voir avec le rêve des Amériques
Ni avec quelques imaginaires loufoques.
Un sentiment d’oppression va tel un cador
Vite maîtrisé par l’obsession de la Force
Car je veux vivre par de-là les miradors
En fabriquant mes propres amorces.
Alors je rêve encore TRES GLAMOUR
Je sais que tout est possible
Pourquoi plus jamais toujours
Et rester là pour le destin d’une cible?
Rien à voir avec le rêve des Amérique
J’ai pêché dans la meilleure part de moi-même
Après tant et tant de tourments
Je suis même allé jusqu’à l’extrême
A l’époque où je n’étais qu’un enfant.
Puis j’ai refait le chemin inverse
Pour trier tout ce qui n’était pas convenable
Et là, pas de controverses,
Tout ce que je garde est des plus avouables.
Voila, çà y est, je n’entends plus les voix,
Je plane dans une autre atmosphère
Et même si je porte toujours ma croix,
1/faut bien que je me libère.
Alors j’accède à l’éternité irréelle,
Je plonge dans des cieux éloignés
Où naquit l’incroyable arc-en-ciel,
Là où peut-être Dieu aurait tout créé.
Jean Pierre Gueye