Si seulement je pouvais pleurer
je le ferais volontiers
sans aucune honte, sans me cacher, sans me gêner
malheureusement, mes lèvres sont scellées
mes yeux ne peuvent plus larmoyer, j’ai tout donné.
je suis habitué a constater
que la misère, la guerre, continuent de tuer des innocents
qui n’ont rien demandé.
Le monde vit armé de la tête au pieds
impossible de faire un pas,
Sans se faire dévisager.
Qu’y a t’il de pire
que d’annoncer à sa femme, son banquier
qu’on s’est fait licencier.
Fini le temps, où l’on pouvait annoncer
les vacances pour l’été, les parties de cartes, le cricket.
Pourtant tout allait bien chez eux
belle voiture, belle maison
ils étaient si heureux
du jour au lendemain, tout a basculé.
La déchéance s’est installé, aller mendier, auprès des services concernés
là encore, on ne peut l’aider, la crise a frappé.
La solution pour rester digne, la tête haute et assumer.
Actuellement je suis incarcéré,
on dit liberté, égalité, fraternité, ça me fait bien rigoler.
C’est un mensonge, que les gens ne savent pas dissimuler.
Hervé Lavaud